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Le cadeau de Noël de la banque numérique Revolut à ses clients suisses

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La fintech britannique Revolut a ouvert un compte de correspondance auprès de Credit Suisse. Ses clients helvètes pourront donc désormais mettre des francs suisses sur leur compte Revolut et l’utiliser, sans frais. La licorne londonienne vient également d’obtenir une licence bancaire européenne.

(Source: Revolut)
(Source: Revolut)

Pour ses clients suisses, Revolut a revêtu durant les fêtes son costume de Père Noël: le 25 décembre, la Handelszeitung a en effet révélé que la banque britannique en ligne avait ouvert un compte de correspondance au Credit Suisse. L’intérêt? Revolut a désormais un IBAN suisse qui permet «aux plus de 50 000 clients suisses de Revolut de transférer de l'argent sur leur compte par le biais de virements nationaux suisses.» Et cela gratuitement.

Une annonce qui a suivi de quelques jours une autre, d’une ampleur considérable pour la fintech londonienne valorisée à près de 2 milliards de dollars et qui assure avoir déjà convaincu plus de 3 millions de clients: l’obtention d’une licence bancaire européenne, via la Banque de Lituanie. La néo banque pourra donc désormais offrir à ses clients européens des services traditionnels telles que des comptes d’épargne, des prêts et des autorisations de découvert. Jusqu’alors, la banque numérique n’en était pas vraiment une. Il s’agissait plutôt d’un portefeuille numérique de type Paypal, via lequel les utilisateurs pouvait réaliser des paiements (avec une carte virtuelle ou réelle) ou transférer de l’argent gratuitement, dans différentes devises, au taux de change interbancaire.

Toutefois, une licence bancaire européenne n’est pas une licence bancaire suisse. Revolut ne peut donc toujours pas offrir ces nouveaux services à ses clients helvètes et ne le pourra pas tant qu’elle n’aura pas un compte auprès de la Banque nationale suisse. Étonnamment, la fintech londonienne ne dispose pas non plus d’une licence bancaire au Royaume-Uni. Or, en cas de «Brexit dur», la licence bancaire européenne obtenue ne suffira certainement pas à ouvrir ses nouveaux services bancaires à ses clients britanniques. L’entreprise a par ailleurs obtenu les autorisations pour se lancer au Japon et à Singapour et compte s’attaquer aux aux États-Unis, au Canada, à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande dès cette année.

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