Sondage populaire

Un Suisse sur deux souhaite que l’Etat encadre davantage la numérisation

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Le sondage annuel Vimentis met en lumière l’attitude majoritairement favorable des Suisses face à l’évolution numérique en général. La population désire en outre un enseignement renforcé des TIC et a des opinions divisées sur la numérisation du marché du travail.

(Source: Antti Karppinen / Fotolia.com)
(Source: Antti Karppinen / Fotolia.com)

En Suisse, un peu plus d’une personne sur deux perçoit la numérisation comme une chance. Un tiers voit cette évolution comme un risque (le reste ne se prononce pas). Un constat issu du sondage annuel Vimentis, menée auprès de 22'000 personnes partout en Suisse. Les auteurs de l’étude font sur ce point remarquer qu’il existe des disparités, notamment en fonction du revenu et du niveau d’étude: «Plus le revenu et le niveau d’étude sont élevés, plus la part de la population suisse envisageant le passage au numérique comme une chance augmente.»

En faveur de réglementions plus fortes

Au regard de la numérisation progressive de la société, près d’une personne sur deux (46%) estime que les autorités se doivent d’agir en allant dans le sens d’une règlementation plus stricte. Une personne sur cinq réclame moins de règlementation dans ce domaine et 16% n’y voient pas un domaine d’action au niveau politique (19% sont indécis). Le sondage montre sur cette question une forte disparité partisane: chez les électeurs du PEV, des Verts, du PS, du PDC et du PBD, une majorité absolue souhaite un renforcement de la règlementation sur le numérique.

 

Formations dans le domaine des TIC plébiscitées

Concernant l’enseignement des TIC à l’école, plus de deux tiers des sondés se prononcent en faveur de l’introduction d’un module «Médias et Informatique» à l’école obligatoire du Plan d’études romand (PER). Une même part de la population s’exprime aussi pour que l’Etat subventionne des programmes de formation continue dans les domaines du numérique (éducation aux médias, formation des réseaux, technologies de l’information et de la communication, technique et robotique, etc.).

Opinions divisées liées au marché du travail en mutation

Au sujet du droit du travail, plus d’un tiers des Suisses souhaite que la définition de l’indépendance soit assouplie pour s’adapter à la numérisation («gig economy»). Un peu moins d’un tiers sont en revanche contre (34% n’ont pas d’avis).

La population suisse se prononce en outre en majorité (62%) en faveur d’une taxation pour les entreprises qui remplaceraient des employés par des machines et des robots. Le PLR est le seul parti dont les électeurs ne sont pas en faveur d’une telle taxation à la majorité absolue (une majorité relative y est favorable). La taxe en question est présentée comme une compensation des cotisations de sécurité sociale supprimées.

 

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