DataTrends 2018

DataTrends 2018: «la donnée sens dessus dessous»

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La donnée était au cœur de la première édition de l’événement DataTrends organisé par T2i. Une journée combinant un vaste choix d’ateliers proches de la pratique et deux conférences plénières davantage prospectives.

En ouverture de la journée, Haig A. Peter a présenté les axes de recherche d'IBM, notamment dans l'informatique quantique. (Photo: Marco Brienza)
En ouverture de la journée, Haig A. Peter a présenté les axes de recherche d'IBM, notamment dans l'informatique quantique. (Photo: Marco Brienza)

«La donnée est au cœur de la transformation des organisations», c’est par ces mots que Christian Kohli, à la tête de l’infrastructure cloud de T2i a ouvert la première édition de DataTrends ce mercredi 14 novembre à Lausanne. Un événement organisé par T2i et son partenaire IBM presque entièrement consacré à la donnée, qu’elle serve à entraîner de systèmes d’intelligence artificielle ou qu’il faille la protéger de manière conforme aux réglementations. «Nous allons mettre la donnée sens dessus dessous», a ainsi promis Christian Kohli à plus d’une centaine de participants curieux.

Entre dystopie et utopie

Et pour les plonger immédiatement dans l’avenir, T2i avait convié Haig A. Peter, Executive Consultant AI chez IBM Research à Zurich. L’expert a dressé un panorama haut en couleur de l’évolution de l’informatique et des recherches menées actuellement par IBM aux quatre coins de la planète. De l’intelligence artificielle apprenant à débattre avec des humains à l’informatique quantique capable de résoudre les problèmes les plus complexes. Avec parfois des exemples laissant quelque peu perplexe, comme un avatar de bébé interactif ou un assistant de réparation d’ordinateur en réalité augmentée pas très prompt à réagir…

Dématérialisation, BI, protection des données

Après ce moment d’anticipation, les participants ont rapidement rejoint les trois sessions menées en parallèle. Notre rédaction avait choisi pour commencer un atelier autour de la la dématérialisation au cours duquel Laurent Boussat, Responsable commercial des activités GED de T2i, a expliqué les multiples facteurs techniques et organisationnels à considérer pour qu’un document électronique ait une valeur probante. Le responsable a notamment souligné la nécessité pour les organisations de se doter d’une vraie politique d’archivage.

Place ensuite à une session autour de la BI organisée par Dgenious. CTO et fondateur de cette jeune société, Antoine Lebacq a commencé par exposer les écueils fréquents des outils de BI: chers à mettre en place, peu employés parce que trop complexes, et peu flexibles eu égard aux changements de besoins. Le spécialiste a ensuite expliqué comment la solution de Dgenious résout ces problèmes et obtient des résultats très rapides en s’affranchissant du précalcul et des KPI codés dans le dur communs à la plupart des outils concurrents.

Après la pause, notre rédaction a assisté à une session sur la protection des données personnelles animée par la spécialiste Isabelle Dubois. La Data Protection Officer a expliqué certaines des mesures concrètes pour se conformer au RGPD et à la LPD révisée. Soulignant que la conformité est un chemin, elle a appelé les participants «à se détendre» et à adopter une approche à la fois pragmatique, différenciée et rigoureuse pour protéger les données de leurs clients, mais aussi de leurs collaborateurs.

Des robots qui travaillent pour les humains

L’événement DataTrends 2018 s’est terminé par l’intervention de Laura Tocmacov, fondatrice et directrice de la fondation ImpactIA. La spécialiste en intelligence artificielle a expliqué comment sa fondation réunissant des experts de multiples disciplines travaille à garantir que l’essor de l’IA ne se fasse pas au détriment mais au profit des travailleurs. Elle a notamment appelé les entreprises à réfléchir à la reconversion de leurs collaborateurs pour les nouveaux métiers qui naîtront de cette technologie. En conclusion, Laura Tocmacov a présenté le projet Robotme développé par ImpactIA, et qui a pour objectif que les personnes ayant entraîné un système intelligent soient ensuite rétribuées pour les tâches exécutées par ce système. Une utopie finale bienvenue après les exemples parfois dystopiques présentés en début de journée.

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