Cryptoéconomie

La libra de Facebook soumise à l’aval de la FINMA

En charge du projet de cryptomonnaie de Facebook, l’association Libra (basée à Genève) a l'intention de demander une licence à la FINMA en tant que système de paiement. Le gendarme financier helvétique donnera l’aval sous certaines conditions.

(Source: orgalpari/CC BY 2.0)
(Source: orgalpari/CC BY 2.0)

L’association Libra va faire une demande de licence à la FINMA, le gendarme financier helvétique. Basée à Genève, l’association a communiqué avoir soumis une demande visant à clarifier son statut réglementaire et souhaite obtenir l’aval de la FINMA en tant que système de paiement. Aux yeux des responsables du futur écosystème Libra, «la Suisse offre une voie d'innovation responsable en matière de services financiers harmonisée avec les normes financières mondiales et une surveillance rigoureuse». Depuis l’annonce du projet en juin dernier, Facebook et l’association Libra ont assuré qu’ils ne souhaitaient pas entrer en concurrence avec les monnaies souveraines et collaborer avec les instances  de régulations financières. Le projet de cette cryptomonnaie qui cible des milliards d'utilisateurs n’a toutefois pas été accueilli avec le sourire par les institutions étatiques en charge des politiques monétaires (sauf par la BNS).

De son côté, la FINMA a confirmé avoir reçu la demande de l’association Libra. Le gendarme financier précise que le projet, tel que prévu aujourd’hui, requerrait une autorisation de la FINMA en tant que système de paiement, conformément à la loi sur l’infrastructure des marchés financiers (LIMF). Et de souligner que la condition fondamentale pour obtenir une autorisation en tant que système de paiement serait que ce soit la Libra Association (et non les détenteurs de la monnaie) qui supporte entièrement les gains et les risques liés à la gestion des réserves. Pour rappel, la libra est une forme de «stablecoin», un type de crypto-monnaies reposant entièrement sur une réserve d’actifs réels pour garantir une volatilité limitée.

En amont des communiqués officiels de l’association Libra et de la FINMA, Sigal Mandelker, sous-secrétaire américaine au Trésor pour le terrorisme et le renseignement financier, a rencontré à Berne des représentants du gouvernement suisse, de la FINMA et d'autres organismes financiers, a rapporté Reuters. Elle a averti que tout projet de cryptomonnaie, y compris le projet Libra basé à Genève, opérant dans l'ensemble ou une partie des Etats-Unis, devra clairement satisfaire aux normes réglementaires américaines.

 

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