Comportement humain

Robotique et IA: l'UNIGE modélise la psychologie humaine

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Une équipe internationale menée par l’Université de Genève (UNIGE) a élaboré un modèle mathématique de la psychologie humaine qui ouvre aussi la voie à des applications dans la robotique, l’intelligence artificielle ou le domaine de la santé.

(Source: Anson / Fotolia.com)
(Source: Anson / Fotolia.com)

Une recherche internationale et interdisciplinaire, menée par l’Université de Genève (UNIGE), a permis de créer le premier modèle mathématique de la conscience incarnée, le «Modèle de conscience projective», qui permet de prédire et d’analyser les comportements normaux et pathologiques de l’être humain. Le modèle, «fondé sur des concepts mathématiques solides et démontré par des simulations permet de prédire et d’expliquer un vaste ensemble de phénomènes cognitifs et de réactions comportementales», lit-on dans le communiqué de l’UNIGE. Qui précise que ces travaux ouvrent la voie à des applications industrielles dans la robotique, dans l’intelligence artificielle ou le domaine de la santé.

Les résultats de la recherche ont montré que ce premier modèle permet de prédire de manière efficace de nombreux comportements humains connus et de comprendre leurs mécanismes. Les chercheurs ne prétendent néanmoins pas réussir à reproduire la conscience humaine à l’identique, pour cela, chaque comportement possible devrait être implémenté dans le système mathématique. A présent, les chercheurs travaillent sur une extension de l’algorithme afin de produire des machines qui s’adaptent aux réactions de leurs interlocuteurs et agissent selon un principe de réciprocité empathique.

Dix ans de recherche

Mené par David Rudrauf, professeur à la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation de l’Université de Genève (UNIGE), le groupe comprend des chercheurs des Universités du Texas, de Paris 7 et de l’University College London. Plus de dix ans de travail auront été nécessaires à ces chercheurs qui ont fait appel aux mathématiques, à la psychologie, aux neurosciences, à la philosophie, à l’informatique et à l’ingénierie pour aboutir à la création du «Modèle de conscience projective». La recherche a été publiée dans la revue Journal of Theoretical Biology.

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