TOP500

La Chine retrouve le sommet mondial des supercalculateurs

Installé à Shenzhen, le supercalculateur LineShine propulse la Chine en tête du TOP500 pour la première fois depuis 2017. Le nouveau système exascale devance l’américain El Capitan, tandis que la Suisse reste dans le top 10 avec Alps.

Le Sunway TaihuLight compte parmi les supercalculateurs chinois les plus puissants. (Source: 懒懒的天 - Own work/©CC BY-SA 4.0)
Le Sunway TaihuLight compte parmi les supercalculateurs chinois les plus puissants. (Source: 懒懒的天 - Own work/©CC BY-SA 4.0)

La Chine reprend la tête du classement mondial des supercalculateurs et déloge les États-Unis du sommet du TOP500. Selon l’édition de juin 2026 du classement semestriel, publiée lors de la conférence ISC à Hambourg, le système LineShine s’impose devant l’américain El Capitan, qui dominait depuis novembre 2024. C’est la première fois depuis 2017 qu’un supercalculateur installé en Chine occupe la première place du TOP500.

Déployé au National Supercomputing Centre de Shenzhen, LineShine affiche une performance de 2,198 exaflop/s au benchmark HPL, le test de référence du TOP500. Cinquième système exascale du classement, il repose sur la plateforme chinoise LingKun, des processeurs LX2 à 304 cœurs, une interconnexion propriétaire LingQi et le système d’exploitation Kylin OS.

Les États-Unis conservent toutefois trois représentants dans les quatre premières places. Frontier, exploité par l’Oak Ridge National Laboratory, complète le podium avec 1,353 exaflop/s, tandis qu’Aurora, installé à l’Argonne Leadership Computing Facility, conserve la quatrième place avec 1,012 exaflop/s.

Jupiter reste le premier supercalculateur européen, Alps dans le top 10

En Europe, Jupiter Booster demeure le système le mieux classé. Exploité par le Jülich Supercomputing Centre en Allemagne dans le cadre d’EuroHPC, il passe de la quatrième à la cinquième place tout en conservant une performance de 1 exaflop/s. Il reste le premier supercalculateur européen à avoir franchi le seuil exascale.

Côté suisse, Alps reste présent dans le top 10 mondial malgré un recul de la huitième à la dixième place. Exploité par le Centre suisse de calcul scientifique (CSCS) à Lugano, le système atteint 434,9 petaflop/s au benchmark HPL. Lors de son entrée dans le TOP500 en mai 2024, il avait directement pris la sixième place mondiale.

Le top 10 est complété par Eagle de Microsoft Azure, HPC6 d’Eni et Fugaku au Japon.

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