Dossier

FinOps 2.0

Longtemps centré sur le suivi et la réduction des dépenses cloud, le FinOps s’impose désormais comme une discipline de gouvernance. Son rôle ne se limite plus à alléger la facture: il vise aussi à rendre les coûts compréhensibles, à les attribuer aux équipes concernées et à vérifier que les ressources consommées répondent à un besoin métier. Le tout en s’assurant que les équipes disposent des moyens de piloter leurs usages cloud dans la durée. Selon ­Nicolas Gandar, cofondateur de Spare Consulting, la Suisse reste en phase de transition: des entreprises dépensent des millions dans le cloud sans démarche structurée, tandis que peu disposent de systèmes capables de détecter les anomalies de coûts.

Alors que la majorité des équipes FinOps gèrent désormais des dépenses liées à l’IA, cette nouvelle donne complique encore la maîtrise des coûts. GPU, consommation de tokens, fine-tuning et bases vectorielles introduisent des modèles tarifaires plus variables et plus difficiles à prévoir.

La montée en puissance de l’IA fait également émerger de nouveaux risques de sécurité. Des attaquants peuvent, par exemple, multiplier les requêtes adressées à une application afin d’en faire artificiellement grimper la facture, une pratique appelée «Denial of Wallet». Le contrôle des dépenses devient dès lors une question de résilience.