105 élus fédéraux appellent à soutenir davantage les scale-up
Soutenue par pas moins de 105 Conseillers nationaux, une motion fédérale propose un fonds public-privé pour que les EPF accompagnent les start-up suisses en phase de croissance et pas uniquement à leur création.
Soutenue par plus d’une centaine de parlementaires, une motion entend mobiliser les Écoles polytechniques fédérales (EPF) pour combler le chaînon manquant entre start-up et scale-up. Déposé le 18 décembre 2025 au Conseil national par Estelle Revaz, conseillère nationale socialiste, le texte demande explicitement que les EPF jouent un rôle actif dans le développement des start-up suisses, en facilitant leur passage à l’échelle.
Co-signée par 104 parlementaires, la motion «De la start-up à la scale-up: un rôle stratégique pour les EPF» (25.4643) propose la mise en place d’un fonds dédié, financé par des moyens publics et privés, dont les bénéfices seraient intégralement réinvestis.
Selon l’argumentaire de la motion, bien que la Suisse figure parmi les pays les plus innovants, le pays ne dispose aujourd’hui d’aucune institution fédérale spécifiquement chargée d’accompagner les start-up au moment critique du passage à l’échelle. Cette absence, selon Estelle Revaz, favoriserait les rachats ou les délocalisations, au détriment de la souveraineté technologique et des retombées économiques pour la Suisse.
Le fonds envisagé serait alimenté par des capitaux mixtes, sans moyens fédéraux supplémentaires, et pourrait puiser dans les subventions déjà allouées aux EPF. Il serait conçu pour s’autoalimenter à long terme. En cas de dissolution, les moyens publics seraient réaffectés à l’enseignement et à la recherche.