Réseaux 5G

Appel US au boycott de Huawei: les opérateurs européens veulent des preuves

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Les soupçons d'espionnage ciblant Huawei font des remous au Mobile World Congress. Les USA appellent l’Europe à boycotter le fabricant chinois. Mais les opérateurs télécom ne veulent pas céder et demandent des preuves.

Un boycott général de Huawei pourrait retarder de plusieurs années le déploiement de la 5G. (Source: Pixabay)
Un boycott général de Huawei pourrait retarder de plusieurs années le déploiement de la 5G. (Source: Pixabay)

Faut-il bannir Huawei, soupçonné d’espionnage via ses équipements réseau? Pas si vite, rétorquent les opérateurs européens, qui veulent des preuves. Selon des informations obtenues par Reuters dans le cadre du Mobile World Congress, la GSMA (association qui représente près de 300 opérateurs dans le monde) ne cède pas à l’appel des Etats-Unis à boycotter Huawei.

Pour rappel, le pays de l'oncle Sam a interdit l’achat des équipements télécoms de Huawei par l’administration, soupçonnant le fabricant de truffer ses équipements de puces espion au service de Pékin. Les USA appellent l’Europe à en faire de même, accentuant la méfiance envers Huawei au sein de l’UE, mais aussi en Suisse où la Commission de sécurité du Parlement fédéral va enquêter. De son côté, Huawei nie ces accusations, avançant qu’aucune preuve crédible n'a jamais été présentée.

Au Mobile World Congress, plusieurs dirigeants d’opérateurs et des membres de la Commission européenne ont averti qu'un boycott général de Huawei pourrait retarder de plusieurs années le déploiement de la 5G. Reuters indique aussi que le CEO de Vodafone, Nick Read, a demandé aux Etats-Unis d'étayer leurs arguments, appelant à se baser sur des faits pour évaluer les risques. Un prise de position qui reflète celle de la GSMA, qui propose plutôt de mettre en place un régime de tests renforcés à l'échelle européenne pour garantir la sécurité des réseaux 5G.

 

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