Sécurité ferroviaire

Les CFF vérifient les compétences des travailleurs du rail grâce à la blockchain

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Qui travaillait sur ce tronçon de voie le jour de l’accident? Avait-il les certifications nécessaires? Pour pouvoir répondre avec certitude à ces questions, les Chemins de fer fédéraux suisses testent l’enregistrement sur la blockchain de l’identité des multiples ouvriers du rail.

Deux collaborateurs des CFF travaillant sur une voie (Source: SBB CFF FFS)
Deux collaborateurs des CFF travaillant sur une voie (Source: SBB CFF FFS)

La blockchain peut-elle réduire les risques d’accidents ferroviaires? Les CFF semblent le croire. Le gestionnaire des chemins de fers suisses s’est associée à la start-up Linum Labs pour valider l’identité des professionnels qui travaillent sur les voies grâce à une blockchain Ethereum. Comme dans l’expérience lancée l’année dernière qui permettait aux zougois de se créer une identité numérique dans la blockchain, ce projet pilote des CFF s’appuie sur l’app uPort de la société new-yorkaise Consensys.

Des milliers de travaux sont menés chaque année, par diverses entreprises, sur les rails gérés par les CFF. Une erreur humaine pouvant être à l’origine d’une catastrophe dramatique, l’opérateur ferroviaire est tenu de s’assurer que toute personne impliquée sur ces chantiers est autorisée à le faire et dispose des certifications nécessaires. Des documents signés, par différentes mains, sont-ils suffisants pour garantir cette sécurité? Pas sûr. C’est là qu’intervient la blockchain publique Ethereum Rinkeby choisie pour ce test. Via l’appli uPort, l’identité et les certifications de chaque soudeur, opérateur de maintenance, technicien…  sont enregistrées de façon inviolable dans un registre décentralisé. Lorsqu’il arrive sur un chantier, le travailleur scanne un QRCode et son accréditation pour être présent sur ce site est automatiquement vérifiée. Sa présence sur ce lieu est également consignée. Ces informations peuvent être consultés par les autorités de certification et les superviseurs. Le tout est conforme au RGPD assure Linum Labs dans un billet publié sur Medium qui souligne aussi que cinq semaines ont été suffisantes à la construction de cette solution disponible sur Android comme sur iOS.

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DPF8_117241