Start-up

Piavita lève 5,5 millions de dollars pour connecter toujours plus de chevaux

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La start-up zurichoise Piavita a convaincu des investisseurs de la pertinence de son système connecté de surveillance de la santé des chevaux.

(Source: Manuel Ringlstetter)
(Source: Manuel Ringlstetter)

Piavita se présente comme une «équipe ambitieuse voulant révolutionner l’industrie vétérinaire» avec ses objets connectés diagnostiquant l’état de santé des chevaux. La levée de fonds de 5,5 millions de dollars que vient d’annoncer la start-up zurichoise tend à valider cette audace. Elle avait déjà levé 1 million de francs en 2016, année de sa création.

Ses cofondateurs, Sascha Buehrle et Dorina Thiess, ont collaboré avec la clinique vétérinaire de l'Université de Zurich pour mettre au point une ceinture qui s’attache autour du cheval. Le boitier dont elle est dotée mesure en temps réel les constantes vitales de l’animal (température, pouls, mouvements,...) et les transmet par bluetooth. Son propriétaire et le vétérinaire peuvent consulter ces mesures à travers une application web. En comparant ces informations à la base de donnée (anonymisée) construite sur la somme des animaux portant son objet connecté, la start-up peut même alerter le professionnel équin d’une valeur suspecte.

Objectif: 2000 produits en 2018

La start-up promet des économies substantielles aux vétérinaires qu’elle veut convaincre de l’intérêt de son système et sa plateforme Vet System: «la surveillance de vos patients ne nécessite plus de multiples allers-retours.» Ce monitoring non invasif évite aussi la fastidieuse tonte de l’animal qu’impose encore aujourd’hui les électrocardiogrammes classiques. Piavita aurait déjà vendu plus de 200 systèmes dans plus de 80 cliniques et cabinets à travers l'Allemagne et la Suisse. L’entreprise de 20 salariés vient d’ouvrir un bureau à Berlin et compte écouler «2000 de ses produits d’ici la fin 2018, dans toute l'Europe, avant d'attaquer le marché américain dès le début de l'année prochaine», a confié à ICTJournal sa confondatrice. «True peut servir de pont vers les États-Unis et la Silicon Valley», a commenté dans un communiqué Toni Schneider, du fonds d’investissement américain True Ventures qui a participé à ce tour de table avec Fyrfly Venture Partners, Zurich Bank ZKB et plusieurs investisseurs privés.

Sur cette niche, la française Equisense avait pour sa part levé 3 millions d’euros en 2016 pour, elle aussi, monitorer la santé des chevaux (après s’être d’abord adressé aux cavaliers en mesurant les performances de leur monture). Une concurrence qui n'en est pas une pour Dorina Thiess pour qui Piavita est «sur un terrain complétement différent, purement médical.»

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