Les trains CFF équipés de bornes RFID en 2017

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D’ici 2017, les CFF devraient être équipés d’un système permettant de surveiller les trajets réalisés par les voyageurs pour les facturer a posteriori.

L'achat de billet de train au distributeur pourrait s'avérer obsolète. (Quelle: SBB CFF FFS)
L'achat de billet de train au distributeur pourrait s'avérer obsolète. (Quelle: SBB CFF FFS)

Les CFF ont décidé de poursuivre un projet visant à doter leurs abonnements de puces RFID, révèle la presse dominicale. Dirigée par Santiago Garcia, l’initiative de billet électronique vise dans un premier temps à doter les abonnements demi-tarifs et général de puces, de sorte qu’il ne sera pas nécessaire de remplacer la carte à chaque renouvellement. Ensuite, de 2014 à 2016, les trains seront peu à peu équipés de bornes de détection permettant d’identifier les puces et donc les passagers à bord, un investissement évalué à 200 millions de francs. Dès 2017, le système devrait être pleinement opérationnel. Les titulaires d’un abonnement n’auront alors plus à acheter de billet et les CFF leur factureront les trajets effectivement réalisés en fin de mois. Le système réduira aussi la fraude explique la régie ferroviaire. Le projet n’a pour l’heure pas été présenté au Préposé à la protection des données. Selon Santiago Garcia, les CFF disposeront cependant de moins de données que les opérateurs de téléphonie.

Nouveaux modèles d’affaires

Outre la baisse de la fraude et une facturation a posteriori, le projet devrait permettre le développement de nouveaux modèles de prix particulièrement flexibles. Il serait ainsi par exemple possible d’augmenter les tarifs aux heures de pointe. Autre idée, qui pourrait intéresser l’Union des transports publics, stimuler leur usage via des programmes de voyageurs fréquents similaires à ceux des compagnies aériennes, à l’instar d’un projet pilote mené à Bangalore (en lien).

 

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