En temps réel

Les natels utilisés pour localiser les bouchons

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L’Ofrou planche sur un système qui, grâce aux données émises par les natels des automobilistes, pourrait mieux gérer en temps réel le flux de trafic sur les autoroutes suisses.

Skalierbare intelligente Systeme erlauben es, den Verkehrsfluss zu steuern. Das kann beispielsweise auch Rettungsdiensten zugute kommen. (Quelle: Cisco)
Skalierbare intelligente Systeme erlauben es, den Verkehrsfluss zu steuern. Das kann beispielsweise auch Rettungsdiensten zugute kommen. (Quelle: Cisco)

L’office fédéral des routes veut mieux combattre les embouteillages sur les autoroutes. Son projet pilote devrait voir le jour au mois de mars. Comme le révèlent le «Matin dimanche» et la «Sonntagszeitung», les mouvements des téléphones portables des automobilistes devraient être analysés, grâce à un partenariat avec Swisscom.

Le géant bleu a répondu à un appel d’offre public, pour mener à bien ce projet pilote chiffré à 1,75 millions de francs et qui devrait durer trois ans. Les données seront ensuite analysées à la centrale de management du trafic de l’Ofrou, à Emmenbrücke. De tels systèmes fonctionnent déjà en Allemagne et en Hollande. Mais ils posent la question de la protection des données. Celles-ci seront anonymisées, promet l’office fédéral. Aucune information personnelle de devrait être dévoilée.

Choisir une autre alternative

Les automobilistes devraient profiter aussi des informations récoltées, qui leur seront retransmises par radio, GPS ou panneaux d’affichage sur l’autoroute. Informés à temps, ils pourront choisir une alternative avant de s’échouer dans un bouchon. Dans un premier temps, l’axe Zurich-Berne – le plus fréquenté de Suisse – sera analysé, puis le système devrait s’étendre à tout le pays.

Mais cette tactique a également ses revers. Interrogé par la «Sonntagszeitung», Stefan Siegrist, expert au bureau de prévention des accidents, estime que la plupart des accidents graves se déroulent sur des routes secondaires, dans et hors localité. Une déviation du trafic sur ces axes augmenterait encore ce risque, alors que les autoroutes sont généralement plus sûres.

L’autre grand problème concerne les tronçons où le rail côtoie l’autoroute. Il s’agira alors de différencier les données récoltées des passagers du train de celles des automobilistes.


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