Étude de Quaryan

Près de la moitié des commerces suisses ne sont jamais cités par les assistants IA

Une étude de Quaryan montre que 41% des 276 commerces suisses examinés ne sont jamais cités par ChatGPT, Gemini, Claude ou Perplexity. Les avis Google, la présence sur des sites tiers et certains éléments de référencement local sont associés à une meilleure visibilité.

(Source: Growtika/Unsplash)
(Source: Growtika/Unsplash)

Les assistants d'intelligence artificielle ne recommandent qu'une partie des commerces locaux lorsqu'un utilisateur leur demande de trouver un prestataire. Selon une étude réalisée par Quaryan dans six villes suisses, 114 des 276 établissements examinés, soit 41%, n'ont été mentionnés dans aucune des réponses de ChatGPT, Gemini, Claude et Perplexity. A l'inverse, seuls 33 commerces, soit 12% du panel, ont été cités au moins une fois par les quatre assistants. L'étude repose sur 1728 requêtes adressées aux quatre services via leurs API, avec la recherche web activée, dans six secteurs d'activité.

En moyenne, une réponse mentionnait 9,1% des établissements du panel correspondant à la ville et au secteur recherchés. Plus de la moitié des réponses, soit 56%, ne citaient aucun commerce de cet échantillon

Gemini cite davantage de commerces du panel

Les résultats varient selon les assistants. Gemini affiche le taux de couverture le plus élevé, avec 12,9% des commerces du panel mentionnés en moyenne par réponse, devant Claude (10,7%), ChatGPT (7,9%) et Perplexity (5,1%). Ces écarts tiennent en partie au nombre d'établissements proposés: Claude en cite en moyenne 7,4 par réponse, Gemini 6,8, ChatGPT 4,4 et Perplexity 2,9.
La visibilité varie également selon le secteur et la taille du marché local. Quaryan souligne que les assistants citent généralement un nombre limité d'établissements, indépendamment du nombre de prestataires présents dans une ville. Les écarts observés entre métiers et régions reflètent donc en partie la densité de la concurrence locale.

Les avis Google associés à une meilleure visibilité

L'étude examine aussi ce que les commerces les plus souvent cités ont en commun. A ville et secteur comparables, la moitié des établissements comptant le plus d'avis Google a été mentionnée 1,7 fois plus souvent que l'autre moitié. Les commerces présents sur des pages tierces citées par les assistants, comme des guides, médias locaux, annuaires ou plateformes de réservation, apparaissent 2,1 fois plus fréquemment.

La réservation en ligne, certains éléments de référencement local et la présence d'horaires sous forme de données structurées sont également associés à une meilleure visibilité. En revanche, l'étude ne relève pas de relation statistiquement significative avec la présence d'un fichier llms.txt, ni avec la simple publication des horaires ou des prix sous forme de texte sur le site.

L'étude montre aussi que les assistants s'appuient largement sur le web traditionnel pour formuler leurs recommandations. Lorsqu'un commerce du panel était cité, son propre site figurait parmi les pages consultées dans 55% des cas. Pour les requêtes demandant «le meilleur» établissement, une page tierce, comme un guide, un classement ou un annuaire, était la seule source mentionnant le commerce dans 52% des cas.

Les réponses peuvent par ailleurs varier d'une répétition à l'autre. Lors d'une première vague réalisée la veille, moins de la moitié des commerces cités pour une même ville et un même secteur étaient identiques, même si les taux globaux de couverture sont restés relativement stables.

Quaryan insiste enfin sur le caractère corrélationnel de ces résultats: les commerces disposant de nombreux avis peuvent aussi être plus grands ou plus actifs en ligne. L'étude ne permet donc pas d'établir qu'un de ces facteurs provoque à lui seul une hausse des recommandations.

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