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En Suisse, Nokia reprend du poil de la bête et Huawei patine

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Alors qu’Apple et Samsung restent les leaders incontestés, Nokia reprend des couleurs sur le marché suisse de la téléphonie mobile et ravit la quatrième place à Sony. De son côté, le chinois Huawei ne parvient pas à reproduire dans le pays le succès qu'il obtient à l'international.

(Source: HMD Global)
(Source: HMD Global)

Si Android demeure le système d’exploitation le plus populaire en Suisse en motorisant 56% des smartphones, Apple a consolidé cette année sa place de leader sur le terrain des devices en grappillant des parts de marché à son éternel dauphin Samsung.

Le bas de ce classement 2018 établi par comparis.ch n’est pas moins intéressant que ce choc entre les deux titans. Ex numéro 1 mondial des téléphones mobiles qui n’avait pas su prendre le virage des smartphones avait annoncé, fin 2016, son retour sur ce marché des plus concurrentiels. Un retour gagnant, en tout cas en Suisse, puisque deux ans plus tard les appareils du Finlandais se retrouvent déjà dans les mains de 4% des utilisateurs helvètes. Il prend ainsi la quatrième place, au nez et à la barbe de Sony. Entre les deux leaders et les deux challengers, le chinois Huawei reste troisième mais ne bénéficie du même succès qu’à l’international (c’est le deuxième constructeur mondial, derrière Samsung).

Des Android à longue vie

«Chez Apple, les consommateurs sont habitués à des prix élevés depuis bien longtemps. Les utilisateurs Android, en revanche, comptent sur des prix plus bas», explique Jean-Claude Frick, expert Numérique chez Comparis. En résulte que les derniers modèles de la marque à la pomme (iPhone 7 et suivants) se retrouvent tous dans le top 10 des smartphones les plus utilisés dans le pays, alors que les appareils les plus récents (et les plus chers) de Samsung n’y apparaissent pas. Une autre explication des contre performances du coréen et de Huawei tient dans le fait que les utilisateurs Android conservent leurs appareils plus longtemps. Des appareils qu’ils ne jettent d’ailleurs pas quand il ne les utilisent plus relève le comparateur en ligne qui vient ainsi confirmer les résultats de l’étude Deloitte que le directeur de Swico Recycling a commentée pour ICTjournal: bien souvent, les «vieux» smartphones finissent au fond d’un tiroir.

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