Assistants virtuels

UBS crée un avatar digital de son économiste en chef

En collaboration avec IBM et la compagnie néo-zélandaise FaceMe, UBS teste deux avatars créés pour assister les conseillers de sa divison Wealth Management. L’un des assistants est un clone digital très réaliste de son économiste en chef.

UBS explore l'utilisation d'assistants numériques pour épauler les conseillers de sa division Wealth Management en Suisse. Selon des informations relayées par le site computerworld.ch, la banque a expliqué lors d'une conférence de presse qu'elle allait tester cet été à Zurich deux avatars, dont l’un se calque sur les traits de Daniel Kalt, l’économiste en chef pour la Suisse d'UBS. L’autre assistant développé, baptisé «Fin», se veut plus sobre et ressemble à un simley animé. UBS explique sur sa page web dédiée à des projets innovants en développement que l'objectif de cet essai pilote est d'explorer comment créer pour ses clients un nouvel accès sans friction à son expertise et de tester l'acceptation des assistants numériques dans un contexte de gestion de fortune.

Capables d’interagir vocalement et par contact visuel, ces avatars communiquent via un écran de télévision lors des réunions avec les clients. L’assistant Fin aide tout d’abord les clients et les conseillers à résoudre les problèmes. Il passera si nécessaire la parole à l’avatar réaliste de Daniel Kalt. Ces prototypes sont le fruit d’une collaboration avec IBM et la compagnie néo-zélandaise FaceMe. Spécialisée dans la conception d’agents conversationnels nourris au machine learning, celle-ci explique sur son site web s’être donné pour mission de créer des expériences d’interaction virtuelles via voix, tchat et vidéo les plus naturelles, personnelles et humaines possibles.

Selon computerworld.ch, la banque a précisé qu’elle n’avait pour l’heure pas l’intention de déployer ses avatars dans d’autres succursales. UBS compte dans un premiers temps tester l'acceptation et le bénéfice éventuel des avatars auprès de 100 clients volontaires. Daniel Kalt – le vrai – a confié qu’il était selon lui concevable que son avatar se charge au moins d’une partie de son travail dans le futur.

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