La bonne équation: proximité et profondeurd’expertise
Outsourcing ou Managed Services: il s’agit d’une question stratégique. Maxime Claux, VP Product & Strategy d’EveryWare, explique les facteurs décisifs. Interview: Yannick Chavanne
Dans quels cas les entreprises choisissent-elles des Managed Services plutôt qu’un outsourcing classique?
Il s’agit d’une décision stratégique, qui dépend du besoin de contrôle, de standardisation et du caractère critique des activités pour l’entreprise. L’outsourcing est choisi lorsqu’il s’agit de standardiser et de confier des domaines IT entiers à un prestataire spécialisé; celui-ci prend en charge l’exploitation, tandis que l’entreprise conserve la gouvernance. Les Managed Services interviennent lorsque certaines prestations sont consommées de manière flexible et viennent compléter de manière ciblée les capacités existantes, tout en laissant la responsabilité globale à l’entreprise. Dans le cas des plateformes d’IA, cette distinction apparaît clairement: les entreprises choisissent soit l’externalisation complète des plateformes, soit l’utilisation ciblée de services spécifiques.
Quelles évolutions technologiques façonnent aujourd’hui l’outsourcing et les Managed Services?
Les environnements IT deviennent de plus en plus hybrides. Les entreprises exploitent leurs applications simultanément sur leurs propres infrastructures, des plateformes cloud souveraines et des clouds publics internationaux. L’exploitation de tels environnements nécessite des plateformes standardisées, de l’automatisation et des processus d’exploitation clairement définis. Parallèlement, les exigences en matière de sécurité, de conformité et de transparence augmentent, notamment dans le contexte des applications d’IA. Le cadre juridique et organisationnel joue donc également un rôle majeur.
Quels critères clés pour choisir un partenaire d’outsourcing en Suisse romande et alémanique?
Proximité (langue et culture), certifications sectorielles (ISO 27001, FINMA), souveraineté des données et profondeur d’experts: voilà ce qui compte vraiment. Ni la boutique locale trop fragile, ni le grand compte trop distant. Le bon partenaire combine les deux à l’échelle de la Suisse entière.