Étude de la HSLU

Quatre PME sur cinq ne sont pas prêtes pour l’e-ID

par Tobias Seefeld (traduction/adaptation ICTjournal)

Bien que l’e-ID doive être lancée fin 2026, la majorité des PME suisses ne se sont encore guère penchées sur le sujet, selon une étude de la Haute école de Lucerne. L’intégration dans les systèmes informatiques existants constitue le principal obstacle.

(Source du montage: Confédération; Ricardo Gomez Angel sur Unsplash)
(Source du montage: Confédération; Ricardo Gomez Angel sur Unsplash)

La Confédération met actuellement en place l’infrastructure nécessaire au lancement de l’e-ID prévu fin 2026. Malgré cela, quatre PME suisses sur cinq n’ont encore déployé aucune solution leur permettant d’utiliser l’identité numérique. C’est ce que montre une étude de la Haute école de Lucerne (HSLU), pour laquelle 78 représentantes et représentants de PME ont été interrogés.

Si 93,6% des PME ont entendu parler de l’e-ID, seules 20,5% ont déjà introduit de telles solutions, indique la HSLU. 21,8% se trouvent en phase de planification ou de mise en œuvre, tandis que les autres se contentent d’envisager le sujet, voire n’ont aucun projet concret.

Principaux défis de l’introduction de l’e-ID. (Source: HSLU, 2026)
Principaux défis de l’introduction de l’e-ID. (Source: HSLU, 2026)


Les contraintes juridiques ou la protection des données ne constituent pas les principaux freins. 47,4% des répondants citent l’intégration dans les systèmes existants comme obstacle, 43,6% le manque de connaissances et de compréhension, et 39,7% l’absence de cas d’usage ou de besoin. «Les identités numériques échouent rarement à cause de l’idée elle-même, mais plutôt en raison des interfaces, des logiques de rôles et de l’exploitation», explique Tim Weingärtner, professeur au département informatique de la Haute école de Lucerne et co-auteur de l’étude.

Selon le communiqué, le potentiel de l’e-ID est toutefois reconnu. Environ 86% des répondants considèrent les deepfakes comme une menace pour leur entreprise, et 63,8% estiment que les identités numériques pourraient contribuer à lutter contre ces falsifications. Néanmoins, seule environ la moitié des PME ont déjà décidé d’examiner l’usage des identités numériques à l’avenir. 27,7% préfèrent observer l’évolution du marché, tandis que 21,7% ne prévoient aucun projet en ce sens. Or, attendre trop longtemps pourrait entraîner des coûts d’intégration plus élevés à moyen terme, avertit l’étude.

L’actualité IT en Suisse et à l’international, avec un focus sur la Suisse romande, directement dans votre boîte mail > Inscrivez-vous à la newsletter d’ICTjournal, envoyée du lundi au vendredi! 

Webcode
Fe33oW4e