Cyberattaque contre un fournisseur de logiciels

Akira réclame une rançon pour les données de plus de 100'000 employés de la Confédération (update)

par Dylan Windhaber et Elia Ferrari (traduction/adaptation ICTjournal)

La cyberattaque contre PK Softech, fournisseur de logiciels pour les caisses de pension, a entraîné la fuite de données concernant plus de 100'000 employés et anciens employés de la Confédération, dont des membres des services de renseignement, des soldats d'élite et d'anciens conseillers fédéraux. Le gang de ransomware Akira, à l'origine de l'attaque, réclame désormais une rançon.

(Source : torstensimon / Pixabay.com)
(Source : torstensimon / Pixabay.com)

Mise à jour du 21 octobre 2026: une récente cyberattaque contre PK Softech, fournisseur externe de Publica, la Caisse fédérale de pensions, semble avoir des conséquences bien plus graves qu'on ne le pensait jusqu'à présent. Selon le Tages-Anzeiger (paywall), le Conseil fédéral et les autorités de sécurité estiment désormais que des données concernant la quasi-totalité des employés et anciens employés de la Confédération et des entreprises proches de celle-ci ont été dérobées. 

Selon le quotidien alémanique, les personnes concernées comprennent aussi bien des employés de l'administration que des juges fédéraux, d'anciens conseillers fédéraux, des membres des services de renseignement et des soldats d'élite. Le personnel de nettoyage serait également touché. Seuls les membres actuels du Conseil fédéral seraient épargnés. D'après le Tages-Anzeiger, un contrôle effectué sur place chez PK Softech, le 7 octobre, a permis de confirmer une fuite de données fédérales sensibles pour la sécurité.

Des données concernant plus de 100'000 employés de la Confédération

Les fichiers dérobés contiennent notamment les noms, dates de naissance, numéros AVS, adresses, données salariales, numéros de téléphone et adresses e-mail de plus de 100'000 employés de la Confédération. Certains comporteraient également des coordonnées bancaires ainsi que des informations sur l'état civil, les conjoints ou partenaires et les enfants. L'employeur de chaque personne serait également identifiable, y compris pour les collaborateurs travaillant sous une identité de couverture pour l'Office fédéral de la police (fedpol) ou le Service de renseignement de la Confédération (SRC).

Face aux risques auxquels ces collaborateurs pourraient être exposés, la Confédération a mis en place une task force. Le SRC renoncerait actuellement à certaines opérations à l'étranger par crainte que l'identité de ses agents ne soit révélée. 

Le groupe de ransomware Akira derrière l'attaque

Selon le quotidien, le groupe de ransomware Akira est à l'origine de l'attaque. Il réclame désormais une rançon et menace de publier ou de vendre les données volées concernant les employés de la Confédération. D'après le Tages-Anzeiger, la Caisse fédérale de pensions Publica a certes informé ses assurés par courrier, mais sans mentionner Akira ni la demande de rançon.

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News du 8 octobre 2026: Fin septembre 2026, un fournisseur externe de logiciels de Publica, la Caisse fédérale de pensions, a été victime d’une cyberattaque qui a entraîné une fuite de données, indique la Confédération. Publica assure près de 70’000 personnes, notamment au sein de l’administration fédérale, du domaine des EPF et d’autres organisations affiliées, selon son site web.

L’entreprise concernée cherche actuellement, en collaboration avec les services fédéraux compétents, à déterminer l’étendue de la fuite. Publica a informé les personnes assurées de l’incident, de ses conséquences et des mesures prises.

Après avoir détecté l’attaque, le fournisseur a immédiatement déposé une plainte pénale et informé les autorités compétentes, Publica ainsi que d’autres clients. Le Ministère public de la Confédération a ouvert une enquête.

Selon le communiqué, aucun autre service fédéral n’a de relations d’affaires avec le fournisseur de logiciels concerné. La Confédération n’a pour l’heure communiqué ni l’identité de celui-ci ni la nature des données compromises.
 

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