Avec Muse, Meta ouvre ses capacités agentiques au grand public
Meta dévoile Muse, un agent IA personnel capable d’exécuter des tâches sur le web et dans des applications. Le service concrétise les avancées agentiques développées ces derniers mois autour de Muse Spark.
Meta franchit une nouvelle étape dans sa stratégie autour des agents IA. Après avoir doté ses modèles Muse Spark de capacités d’utilisation d’outils, d’orchestration multi-agents et de contrôle d’un ordinateur, le groupe lance Muse, un agent personnel destiné directement au grand public.
Pour l’heure déployé aux Etats-Unis, Muse est accessible sur iOS, Android, muse.ai et directement dans WhatsApp. Le service peut notamment envoyer des e-mails, réserver un voyage, remplir des formulaires ou effectuer des achats.
Muse repose sur Muse Spark, la famille de modèles lancée par Meta au printemps et développée spécifiquement pour les usages agentiques. Une fois un objectif défini, l’agent peut élaborer un plan, coordonner plusieurs étapes et poursuivre son travail lorsque l’application est fermée. Il sollicite une validation avant des actions sensibles, comme l’envoi d’un e-mail ou une commande.
Le lancement s’inscrit ainsi dans une évolution déjà engagée chez Meta. Muse Spark prend en charge l’utilisation d’outils et d’interfaces informatiques, tandis que le groupe développe parallèlement des agents destinés aux entreprises. Avec Muse, ces capacités sont réunies dans un assistant personnel capable d’intervenir dans plusieurs services au nom de son utilisateur.
Selon Meta, Muse n’a pas accès directement aux mots de passe ni aux moyens de paiement. Les utilisateurs choisissent les applications auxquelles l’agent peut se connecter et le niveau d’accès accordé. Ils peuvent également consulter un historique de ses actions et refuser que leurs interactions servent à l’entraînement des modèles d’IA de Meta.
Pour les paiements, Meta a intégré Link de Stripe. Le portefeuille peut générer une carte à usage unique afin que Muse n’accède pas directement aux données bancaires. L’architecture de sécurité repose sur Muse Secure VM, une machine virtuelle dédiée dans le cloud qui héberge l’agent ainsi que les données liées aux services connectés. Un second agent, baptisé Sentinel, contrôle les actions vers Internet et peut demander une autorisation à l’utilisateur.
Meta prévoit aussi d’étendre Muse à ses lunettes dotées de fonctions d’IA.
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