ZeroBytes revendique une cyberattaque contre le ministère français de l’Éducation nationale
Le ministère français de l’Éducation nationale a été la cible d’une cyberattaque revendiquée par ZeroBytes. Le groupe dit avoir exfiltré 43 Go de données issues de plusieurs systèmes, quelques jours après avoir revendiqué une intrusion contre l’administration fiscale.
Fin juillet, le ministère français de l’Éducation nationale avait annoncé une intrusion liée à l’usurpation d’un compte professionnel. L’accès frauduleux concernait un système d’information consacré à la formation des personnels. Des données relatives à des agents ayant exercé en académie depuis 2001 avaient pu être exfiltrées. Le ministère précisait alors que ce système ne contenait ni données bancaires, ni mots de passe, ni données relatives aux élèves.
Cette intrusion est désormais revendiquée par le groupe cybercriminel ZeroBytes, quelques jours après une autre revendication visant la Direction générale des Finances publiques (DGFiP). Selon le site spécialisé FrenchBreaches, le pirate affirme avoir obtenu un accès VPN et extrait quelque 43 Go de données réparties dans environ 2’500 fichiers. L’ensemble représenterait 346 millions de lignes brutes non dédupliquées. Une même personne pouvant apparaître à plusieurs reprises, ce volume ne correspond pas au nombre de personnes concernées.
Plusieurs systèmes dans le périmètre revendiqué
FrenchBreaches mentionne des données provenant de plusieurs systèmes de gestion des élèves et du personnel, notamment BE1D, SCONET et I-Prof. Des extractions d’annuaires LDAP/OpenAM des académies de Créteil et Versailles figureraient également parmi les fichiers récupérés. Ces annuaires représenteraient environ 602’000 comptes académiques et comprendraient notamment des identifiants, des adresses e-mail ainsi que des empreintes cryptographiques de mots de passe. FrenchBreaches fait par ailleurs état d’environ 1,22 million d’élèves distincts et de 4,35 millions d’identifiants de personnels dans certains ensembles de données.
Selon FrenchBreaches, l’exfiltration aurait duré plusieurs jours avant d’être détectée puis bloquée. Le site rapporte également que ZeroBytes affirme avoir été détecté sans que son accès soit immédiatement coupé.
RTL rapporte de son côté que Clément Domingo, hacker éthique connu sous le pseudonyme SaxX, dit avoir échangé avec ZeroBytes et reçu plusieurs échantillons de données. Le Monde indique également avoir examiné un échantillon publié par le groupe. Sans avoir pu l’authentifier intégralement, le quotidien y a relevé de nombreuses données personnelles d’élèves, pour la plupart très récentes, comprenant notamment des adresses postales, des numéros de téléphone et des adresses e-mail.
Le ministère poursuit ses analyses techniques afin d’établir la nature et l’étendue exactes des données exfiltrées.
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