Cyberattaques contre Stadler Rail: le cyberpirate condamné à plus de 12 ans de prison (update)
La justice zurichoise a condamné à 12 ans et 9 mois de prison le développeur de rançongiciels impliqué dans les attaques contre Stadler Rail, Meier Tobler et Crealogix.
Mise à jour du 11 septembre 2026: Le Tribunal de district de Zurich a condamné l’informaticien ukrainien de 52 ans poursuivi pour son implication dans plusieurs attaques par rançongiciel à 12 ans et 9 mois de prison, assortis d’une expulsion de Suisse pour dix ans.
Selon une dépêche de l’ATS reprise entre autres par Blick, le tribunal a retenu son rôle central dans les attaques visant notamment Stadler Rail, Meier Tobler et Crealogix. Il le considère comme le principal développeur des logiciels malveillants LockerGoga, MegaCortex et Nefilim, utilisés pour chiffrer les données des entreprises ciblées et réclamer des rançons.
Dans le cas de Stadler Rail, environ 500 gigaoctets de données confidentielles avaient été dérobés. Le constructeur ferroviaire avait refusé de payer. Le préjudice total lié aux attaques est estimé à CHF 100 millions.
Le prévenu, qui contestait avoir eu connaissance de l’usage criminel de ses logiciels, réclamait son acquittement. Le jugement n’est pas définitif et peut faire l’objet d’un recours.
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News du 18 août 2026: Le procès d’un informaticien ukrainien de 52 ans accusé d’avoir participé à plusieurs cyberattaques contre des entreprises suisses s’est ouvert lundi devant le Tribunal de district de Zurich. Le prévenu nie l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Selon une dépêche de l’ATS reprise par plusieurs médias, notamment la Tribune de Genève, le Ministère public lui reproche notamment l’extorsion par métier, la détérioration grave de données et le blanchiment d’argent.
Le prévenu, qui résidait dans le canton de Bâle-Campagne, se trouve en détention provisoire depuis octobre 2021.
LockerGoga et MegaCortex dans le dossier
Les accusations portent sur des faits remontant à 2018. Selon la NZZ (paywall), le hacker malveillant se serait alors associé à plusieurs personnes pour mener des attaques par ransomware contre des entreprises disposant d’importantes capacités financières en Europe occidentale et en Amérique du Nord. Il aurait développé pour ces opérations deux logiciels de chiffrement, LockerGoga et MegaCortex.
En Suisse, ces cyberattaques avaient notamment visé Stadler Rail. En 2020, les cybercriminels avaient pénétré dans les systèmes informatiques du constructeur ferroviaire, copié des données puis chiffré les ordinateurs, avant de réclamer une rançon de 6 millions de dollars en bitcoins. D’autres entreprises suisses, dont l’éditeur de logiciels Crealogix et le spécialiste de la technique du bâtiment Meier Tobler, avaient également été visées.
Devant le tribunal, sa défense conteste notamment la validité des preuves numériques présentées dans le dossier. Il risque douze ans de prison ainsi qu’une expulsion de Suisse.