Washington précise son cadre pour les modèles d’IA avancés, avec OpenAI et Anthropic en première ligne (update)
Deux mois après l'annonce d'un cadre volontaire destiné à encadrer les modèles d'IA les plus avancés, de nouveaux détails émergent. Les modèles fermés les plus puissants d’OpenAI, Anthropic et Google devraient notamment entrer dans le champ du dispositif,, tandis que les modèles open source en seraient exclus.
Mise à jour du 5 août 2026: Début juin, l'administration Trump avait annoncé la mise en place d'un cadre volontaire destiné à soumettre certains modèles d'IA avancés à des évaluations gouvernementales, notamment en matière de cybersécurité, avant leur diffusion. Selon de nouvelles informations rapportées par Axios, ce dispositif viserait uniquement des modèles propriétaires («closed source») présentant des risques pour la sécurité nationale. Les modèles open source en seraient explicitement exclus.
D'après le média américain, le projet de cadre définit les modèles concernés comme des «frontier models» à code source fermé. Il ne précise toutefois ni ce qui constitue un modèle «à la pointe de l'état de l'art», ni les critères permettant d'évaluer les risques pour la sécurité nationale. Le document indique en revanche qu'aucune de ses dispositions ne doit être interprétée comme limitant les modèles open source une fois ceux-ci publiés.
Selon le Wall Street Journal (paywall), les modèles les plus avancés d’Anthropic, d’OpenAI et de Google devraient ainsi entrer dans le champ du dispositif et amener ces entreprises à travailler avec l’administration. Meta et SpaceX pourraient en revanche ne pas être concernés, selon les sources du quotidien.
Le texte détaille également le fonctionnement de l'évaluation gouvernementale. Une période d'examen de 30 jours, comme déjà annoncée, est prévue avant la mise à disposition publique des modèles. Durant cette phase, les accès seraient limités, les modèles devraient être conservés dans des environnements hautement sécurisés et l'ensemble des accès ferait l'objet d'une journalisation détaillée. Selon Axios, cette évaluation impliquerait plusieurs représentants de l'administration plutôt qu'une seule agence fédérale.
Toujours selon le média, des réunions techniques se sont tenues mardi à la Maison-Blanche afin de présenter le projet aux entreprises concernées. Les sociétés qui n'y ont pas été conviées ignoreraient toutefois encore son contenu. Le média souligne également que les modalités d'accès anticipé aux modèles restent floues. Il n'est notamment pas établi quels «partenaires de confiance» pourront consulter les modèles avant leur publication.
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News du 3 juin 2026: Sécurité de l’IA: l'administration Trump opte pour des contrôles fédéraux non obligatoires
L’administration Trump envisage de demander aux principaux développeurs d’intelligence artificielle de soumettre volontairement leurs modèles les plus avancés à des tests de cybersécurité du gouvernement avant leur diffusion hors des administrations fédérales. Selon Reuters, cette mesure figure dans un décret présidentiel signé par Donald Trump, dans un contexte d’inquiétudes croissantes à Washington autour de systèmes d’IA toujours plus puissants, comme Claude Mythos d’Anthropic.
Les agences américaines disposeraient d’un délai pouvant aller jusqu’à 30 jours pour examiner ces systèmes avant leur mise à disposition d’organisations extérieures au gouvernement. Le décret demande également aux départements du Trésor, de la Défense, du Commerce et de la Sécurité intérieure de renforcer les capacités de cyberdéfense de l’administration.
Le volet opérationnel du décret concerne également les infrastructures critiques. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent doit travailler avec les développeurs d’IA et les fournisseurs d’infrastructures essentielles afin d’analyser les logiciels à la recherche de vulnérabilités et de développer des correctifs. Les secteurs concernés incluent notamment les banques, les services d’urgence et les hôpitaux.
Des tests fédéraux volontaires existent déjà depuis plusieurs années aux États-Unis. Des entreprises comme OpenAI et Anthropic ont soumis certains modèles au Center for AI Standards and Innovation du département du Commerce. Google, xAI et Microsoft avaient également accepté de participer à ces évaluations de sécurité, avant que les détails n’en disparaissent du site du département, rapporte Reuters.
Les géants de l’IA déjà impliqués
Anthropic, OpenAI et Google, filiale d’Alphabet, ont déjà échangé avec le gouvernement américain au sujet de la cybersécurité, selon un haut responsable américain cité par l’agence de presse. Google a salué le décret comme «une étape importante», tandis qu’Anthropic a indiqué vouloir travailler avec la Maison-Blanche pour soutenir sa mise en œuvre. Sam Altman, CEO d’OpenAI, a lui aussi soutenu l’approche retenue, estimant que les États-Unis devaient continuer à développer les meilleurs modèles tout en s’assurant de leur sécurité.
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