L’ADN numérique de la Suisse

Les Suisses veulent bien partager leurs données avec les hôpitaux mais pas avec les firmes tech

Lorsqu'il s'agit de fournir leurs données personnelles à des tiers, les Suisse se montrent majoritairement réticents. Ils font toutefois confiance à certains secteurs, celui de la santé en tête. Tandis que les firmes tech et les commerces en ligne suscitent la méfiance.

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«Pour le secteur de la santé, la numérisation est une formidable opportunité de personnaliser l’offre actuelle et de gagner en efficacité», explique Kolja Dutkowski, analyste chez Oliver Wyman, à propos des résultats de l’étude «Switzerland’s Digital DNA». Des objectifs qui pourront d'ailleurs être plus aisément atteints que dans d’autres secteurs d'activité, puisque plus de deux tiers des Suisses font confiance aux hôpitaux, aux médecins et aux assurances maladie lorsqu'il s'agit de leur transmettre des données. Les banques et le secteur éducatif suscitent également peu d'appréhension en la matière. Contrairement aux commerçants en ligne et aux firmes tech: plus de la moitié des Suisses expriment des réticences à leur fournir des données.

Plus de la moitié des Suisses restent toutefois réticents à partager leurs données avec des tiers, selon l'étude d'Oliver Wyman. Un scepticisme qui s'explique par les craintes liées aux cyberattaques, partagées par 70% de la population. «A l’ère du numérique, les données revêtent une importance cruciale. Ceux qui veulent les utiliser doivent garantir à leurs clients les normes de sécurité les plus élevées et communiquer de manière transparente», avertit l’analyste Kolja Dutkowski.

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