Développement

«De plus en plus d'entreprises suisses s’intéressent au low-code»

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Olympe affiche ses ambitions. Proposant une plateforme de développement low-code, la spin-off de l’EPFL aiguise sa stratégie marketing, avec l’objectif de gagner une vingtaine de clients en Suisse et en France. Le CEO nous parle de sa vision et de l'intérêt du low-code pour les entreprises.

Editeur suisse romand d’une plateforme de développement collaboratif en mode low-code, Olympe passe à la vitesse supérieure. Depuis sa création voici trois ans, cette spin-off de l’EPFL a vu ses effectifs passer de deux à 25 collaborateurs. «Notre chiffre d’affaires a presque triplé en 2018», confie à ICTjournal Laurent Chatelanat, CEO de la start-up qui vient d’ouvrir une succursale à Paris pour partir à l’assaut du marché français. Après une phase de développement ayant servi à valider sa technologie, Olympe va pouvoir se concentrer sur sa stratégie marketing. La jeune pousse a pour ce faire nommé un VP Exécutif, Ventes et Marketing en la personne de Patrick Bourgeois, ex-VP Sales South EMEA de l’éditeur Talend, aujourd'hui listé au Nasdaq. «On espère évidemment une success-story similaire pour Olympe», déclare le CEO. Prochaine étape vers cet objectif: boucler une levée de fonds de série A, si possible dès cet été. A partir de là, l’éditeur spécialisé dans le low-code ambitionne de gagner une vingtaine de clients dans un délai de douze mois.

Accélération du processus de développement: un argument qui fait mouche

La plateforme de la start-up, qui s’était présentée au Digital Circle en 2016, a déjà su séduire des entreprises suisses de renom dont ABB, MSC (Mediteranean Shipping Company) et Raiffeisen. Mais aussi Givaudan, qui collabore avec l’éditeur lausannois dans le cadre de sa Digital Factory, un lab d’innovation ouvert récemment à Paris dans le but de réinventer la façon de créer des arômes et des parfums. «De plus en plus d'entreprises suisses s’intéressent au low-code, fait observer le CEO d’Olympe, mais il faut investir le temps nécessaire pour les convaincre des atouts de cette approche. Nous réalisons des POC à même de permettre aux futurs clients de valider l’intérêt de notre plateforme.» Parmi les arguments qui font mouche en particulier, Laurent Chatelanat mentionne l'accélération du processus de développement applicatif et la possibilité de décharger les développeurs de tâches basiques qui n’ont pour eux que peu de valeur.

Déplacer la frontière entre l’IT et le business

L’avantage de la solution d’Olympe, réside entre autres dans ses fonctionnalités collaboratives. Les utilisateurs, qui interviennent au niveau de différentes briques de développement, ont tous un aperçu direct et en temps réel de la progression du processus. Olympe a vu le jour avec l’idée de démocratiser et désacraliser le développement, un objectif que son CEO estime avoir atteint, en contribuant à déplacer la frontière entre l’IT et le business. «A l’aide de notre plateforme, le développement d’une application peut être totalement mis en route par le business. Les développeurs peuvent intervenir à des étapes ultérieures, par exemple au niveau de la standardisation et des interfaces avec les systèmes existants, ou pour s’assurer que l'architecture est réalisée correctement», conclut le CEO d’Olympe pour résumer sa vision.

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