Financement alternatif

Fournisseur cloud suisse établi, n’cloud prépare une lCO

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Issu de Netkom IT Services, société suisse alémanique fondée en 2001, le fournisseur cloud n’cloud.swiss a décidé de passer par une ICO pour financer ses ambitions de croissance à l’international.

L’ICO de n’cloud.swiss est conforme aux exigences de la FINMA. (Source: n’cloud.swiss)
L’ICO de n’cloud.swiss est conforme aux exigences de la FINMA. (Source: n’cloud.swiss)

Fournisseur suisse de services cloud complets (IaaS, PaaS, SaaS) en mode public, privé ou hybride, n’cloud.swiss AG s’apprête à mener une ICO (offre initiale de jetons) ce mois d’avril. Une initiative qui pourrait paraître étonnante venant d’une société qui n’a rien d’une start-up de la crypto-économie, puisque n’cloud.swiss émane de Netkom IT Services GmbH, fondé voici 17 ans.

Motivé par les ICO à succès

Avec les fonds levés en mode ICO, n'cloud.swiss compte se développer à l’international, avec comme cible 60 pays, aussi bien au niveau de la force de vente que du développement de son infrastructure cloud, explique le CEO André Matter, contacté par ICTjournal. L’entrepreneur détaille pourquoi n’cloud.swiss a opté pour cette forme de financement alternatif plutôt que pour une levée de fonds traditionnels: «Notre projet de croissance internationale nécessitera plusieurs dizaines de millions d’investissements. Ayant toujours eu la volonté de rester autonome financièrement depuis la création de la société, nous nous sommes rendus compte que le maintien de cette particularité était pour nous plus important que le passage par des investisseurs traditionnels. Les montants impressionnants levés par le biais d’ICO ces derniers mois nous ont convaincu de tenter ce mode de financement.»

Pour attirer les investisseurs, la firme met en avant son ancienneté et le fait qu’elle propose déjà une offre de produits éprouvée. Un aspect qui détonne effectivement parmi le nombre très élevé d’ICO reposant souvent sur les seules promesses d’un white paper plus ou moins détaillé… L’ICO de n’cloud.swiss est en outre conforme aux exigences de la FINMA en la matière, tient à préciser André Matter.

Des tokens donnant droit à des réductions

Les personnes qui investiront dans l’ICO de n’cloud.swiss recevront en échange des tokens labélisés NCU, des jetons dits d’utilité, qui pourront ensuite servir à régler jusqu’à 25% du montant des factures de n’cloud.swiss. Utiliser des NCU pour les paiements donnera également droit à une réduction de 5%. Ce modèle est-il assez incitatif pour convaincre les clients mais aussi le public à investir? «Certains participeront à notre ICO pour spéculer, car nos tokens seront par la suite échangeables sur des plateformes de trading en crypto-monnaie. Nous estimons aussi que le profil des participants à des ICO correspond justement à celui de nos clients ou de personnes susceptibles d’être intéressées par notre offre. En participant à notre financement, ils contribueront au bon développement des produits et services dont ils sont les premiers bénéficiaires», explique le CEO de n’cloud.swiss.

La firme envisage-t-elle de faire correspondre la valeur de sa crypto-monnaie à des unités spécifiques en lien à ses produits et services cloud pour permettre par exemple d’acquérir une puissance de calcul donnée pour un certain montant de NCU? «Ce n’est pour l’heure pas prévu, car la diversité de nos services et produits rend l’établissement des correspondances de valeurs très complexe», concède le CEO de n’cloud.swiss. Il est en revanche prévu que les tokens d’utilité NCU soient par la suite convertibles en jetons d’investissement (security token), labélisés NCS, qui pourraient représenter l’équivalent de parts dans la société n’cloud.swiss. La fonction des premiers tokens générés pourrait en outre évoluer, avec pourquoi pas la possibilité future de régler davantage que 25% des factures sur la plateforme.

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