Matières premières

Pétrole: BP s’appuie sur l’informatique à haute performance et la blockchain

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BP collabore avec HPE et Intel pour booster la puissance de son centre de calcul à haute performance. En parallèle, le groupe pétrolier adhère à un consortium qui vise à créer une plate-forme numérique basée sur la blockchain pour le négoce de matières premières énergétiques.

(Source: Life Of Pics / Pexels.com)
(Source: Life Of Pics / Pexels.com)

Le groupe pétrolier britannique BP a fait appel aux offres de HPE et d’Intel pour améliorer la performance de son Centre d’informatique à haute performance (CHPC). Fondé en 2013, ce dernier effectue des recherches dans l'imagerie sismique de pointe et dans la recherche en physique des roches pour aider à la modélisation des réserves pétrolières. L’utilisation des serveurs Apollo de HPE et de processeurs Knights Landing d’Intel font passer la vitesse de traitement du CHPC de quatre à neuf petaflops (le flop étant une unité de mesure de la vitesse d'un système informatique). Le CHPC, que BP présente comme un superordinateur, possède une mémoire totale de 1'140 terabytes et 30 petabytes de stockage, soit l’équivalent de 500'000 iPhones, explique BP. «Grâce aux nouveaux systèmes mis en place, BP sera en mesure de renforcer ses capacités pour traiter et gérer avec précision de grandes quantités de données sismiques afin d'identifier de nouvelles opportunités commerciales et améliorer l'efficacité opérationnelle», a commenté Alain Andreoli, vice-président du Data Center Infrastructure Group chez HPE.

Une collaboration sur la blockchain

En parallèle, un consortium regroupant différentes sociétés d'énergie dont BP, Royal Dutch Shell et Statoil va développer une plateforme numérique basée sur la blockchain pour les échanges de matières premières. Regroupant d’autres acteurs économiques tels qu’ABN Amro, ING et la Société Générale, le consortium va mettre au point cette plateforme avec l’objectif de la rendre opérationnelle fin 2018, a expliqué la Société Générale. «L'intention est de s'éloigner des contrats papier et des documents d'exploitation traditionnels et encombrants pour sécuriser des contrats intelligents et des transferts authentifiés de documents électroniques», a commenté le groupe financier français.

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