Nouveau challenge

Les confidences de Jean-Luc Philipona, nouveau CEO de CIGES

Depuis le 1er avril, Jean-Luc Philipona dirige le prestataire IT valaisan CIGES. En entretien avec la rédaction, il détaille ce qui l’a particulièrement attiré dans ce nouveau challenge professionnel, évoquant également les défis IT des collectivités publiques et entreprises romandes du secteur de l'énergie.

Jean-Luc Philipona, CEO de CIGES depuis le 1er avril 2024. (Source: DR)
Jean-Luc Philipona, CEO de CIGES depuis le 1er avril 2024. (Source: DR)

Jean-Luc Philipona a été nommé à la tête du prestataire IT valaisan CIGES. Il officiait depuis 2016 en tant que CEO de neo technologies.

Qu’est-ce qui vous a particulièrement motivé dans le choix de cette nouvelle étape professionnelle?

Après 20 ans passés chez neo technologies et un fort développement ayant abouti à la vente de la société au groupe CISEL, le moment était totalement opportun pour moi de me lancer dans un nouveau défi. La vision des actionnaires et du conseil d'administration de CIGES pour le développement de la société m'a séduit et motivé. J'aurai la chance de prendre la tête d'une équipe très compétente, engagée et motivée. Concrètement, il y a un vrai projet pour CIGES et des moyens et ambitions pour le réaliser avec succès.

Le fait que CIGES est notamment détenu par des sociétés d’énergie constitue un point commun avec neo technologies avant son rachat par CISEL. En tant qu’ex-CEO de neo technologies, dans quelle mesure cette similarité vous a incité à prendre les rênes de CIGES?  

La structure de l'actionnariat de CIGES est effectivement très similaire à celle de neo technologies dans le passé. La relation client / actionnaire et ses particularités est une situation que je connais bien et dans laquelle je me sens à l'aise. Toutefois, ce qui m'a incité à prendre la direction est avant tout le projet de transformation et de développement initié par le conseil d'administration il y a plus d'un an, que j'aurai à coeur de poursuivre pour faire de CIGES une société de services performante et reconnue, ainsi qu'un employeur de premier plan en Suisse romande.

Quels sont les défis IT actuels des collectivités publiques et entreprises locales du secteur de l'énergie?

Les collectivités publiques et entreprises du secteur de l'énergie font bien entendu face aux défis actuels de l'IT tels que la digitalisation, la gestion et la protection des données, la cybersécurité ou l'utilisation des technologies disruptives comme l'intelligence artificielle et l'internet des objets. Mais elles ont aussi leurs défis spécifiques, comme la transition énergétique visant à réduire la dépendance aux combustibles fossiles et à promouvoir les énergies renouvelables. Cela nécessite des infrastructures énergétiques intelligentes et des solutions IT avancées pour la gestion efficace de l'énergie, l'intégration des énergies renouvelables décentralisées et la coordination entre les différents acteurs du secteur. L'enjeu de bâtir un avenir énergétique durable et résilient pour la Suisse est considérable. Les administrations publiques ne sont pas en reste avec des besoins de simplification des processus administratifs afin de répondre aux attentes croissantes des citoyens en matière de services en ligne, l'amélioration de l'efficacité opérationnelle ou encore la collaboration numérique avec d'autres entités gouvernementales, ainsi qu'avec le secteur privé et des organisations non gouvernementales. Ceci tout en intégrant des principes de durabilité et de responsabilité environnementale dans les différentes initiatives IT.

Comment décririez-vous votre style managérial?

Mon style managérial est plutôt participatif. J'ai besoin de communiquer une vision claire et inspirante, qui encourage les initiatives et l'innovation et crée un environnement où les collaboratrices et collaborateurs sont encouragés à réaliser leur plein potentiel. Je fonctionne en favorisant l'autonomie et la prise de responsabilités de toutes et tous, tout en m'assurant de l'atteinte des objectifs individuels et d'entreprise. Savoir faire de chaque succès, petit ou grand, celui de toute l'équipe est un élément clé de la culture d'entreprise.

En essayant de vous projeter dans vos 30 premiers jours à la tête de CIGES, sur quoi vous voyez-vous mettre l’accent?

30 jours c'est peu, on parle plus généralement des 100 premiers jours! Concrètement, je vais m'atteler immédiatement à faire un état des lieux détaillé et à rencontrer les diverses parties prenantes, clients, actionnaires, fournisseurs, partenaires, etc. Sylvia Marra, actuellement administratrice déléguée, me transmettra les différents dossiers en cours. Je tiens à disposer rapidement d'une vue claire sur les enjeux opérationnels à court terme et les projets en cours, mais surtout sur la vision à moyen et long terme pour le développement de la société. Enfin, l'organisation et la gouvernance de l'entreprise devront potentiellement être adaptées afin de disposer de tous les atouts pour le futur.

Pensez-vous faire évoluer l’offre de CIGES ou s'agira-t-il dans un premier temps de miser sur une continuité de l’offre?

Bien que ce ne soit pas un but en soi, l'offre de CIGES sera forcément amenée à évoluer dans le futur. Les clients et actionnaires attendent de notre part des solutions innovantes, performantes et agiles pour faire face à leurs défis. Je tiens à partager avec eux des réflexions stratégiques afin de pouvoir davantage anticiper leurs besoins futurs, nous permettant ainsi d'évoluer rapidement d'une approche plutôt réactive vers une approche proactive dans la proposition de produits et services à haute valeur ajoutée.
 

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