30.08.2013 15:11 (Mélanie Haab)
Scannez vos vieilles photos!

Le crowdsourcing pour raviver la mémoire du Valais

François Foglia est à l'origine du projet "Valais*Wallis Digital".
François Foglia est à l'origine du projet "Valais*Wallis Digital". (Source: IDIAP)
L’institut de recherche IDIAP fait appel à la population pour récolter et digitaliser des archives multimédias privées qui concernent le canton, à l’occasion des célébrations du bicentenaire de l’entrée du Valais dans la Confédération.

Ce printemps, un jury a désigné 13 projets «étoiles» qui accompagneront les festivités marquant le bicentenaire de l’entrée du Valais dans la Confédération, en 2015. Parmi les lauréat, le projet «Valais*Wallis digital» tentera de récolter un maximum de documents d’archives, en faisant appel au crowdsourcing. «Nous voulons rendre tous les Valaisans conscients de l’importance de leurs documents multimédias», explique François Foglia, chef de projet. La population est appelée à chercher, dans ses tiroirs, des films super-8, de vieilles photos, des enregistrements. Et même à interviewer les plus anciens, pour les faire raconter leurs souvenirs. «Les archivistes font un travail important de numérisation. Mais ils s’occupent plutôt de documents officiels.»

Reconnaissance automatique de bâtiments

Tout un chacun pourra, tout au long de l’année 2015, se créer un profil sur la plateforme, le valider par SMS, puis télécharger ses documents. Il peut ensuite les taguer selon plusieurs critères: date, lieu, importance… L’Idiap développera des algorithmes d’analyse d’image avec détection de contenu (par exemple une église), des solutions pour la validation automatique de l’information, le filtrage des documents, notamment de ceux qui violent la charte. «Nous réfléchissons également à un écosystème pour mettre en place des recommandations intelligentes, afin que les contenus intéressants remontent automatiquement», dévoile le professeur.

Le développement du logiciel n’en est qu’à ses balbutiements. Pour l’instant et jusqu’à la fin de la manifestation, les données seront stockées dans un data center de l’institut de recherche, à Martigny. Il pourrait ensuite migrer vers les archives cantonales, qui seraient chargées de pérenniser le projet. «Si chaque Valaisans télécharge trois à cinq photos, on pourrait se retrouver avec 1,5 millions de documents!»

Encore beaucoup de questions pendantes

Il faudra également définir le niveau de confidentialité des documents transmis. Seront-ils visibles pour tous? Ou les données sensibles ne seront-elles accessibles que par les archivistes? La question des droits d’auteur est également encore pendante. «Nous travaillons actuellement sur le développement, ces questions seront réglées plus tard», glisse François Foglia. 48 personnes étaient présentes au kick-off et participeront, de près ou de loin, à «Valais*Wallis digital».

Partenariat avec Migros Valais

Enfin, pour la promotion de cet outil, l’institut s’est tourné vers Migros Valais. «C’est la seule entreprise capable de mener une campagne marketing qui peut toucher tout le monde.» Le géant orange distribuera un jeu de cartes du genre «Trivial Poursuit», avec des questions sur le canton. En scannant les images, l’utilisateur arrivera sur le site du projet, où un réseau social sera disponible. «Ce sera un genre de Facebook historique, un Google et un Flickr à la fois», sourit François Foglia.

Ce printemps, un jury a désigné 13 projets «étoiles» qui accompagneront les festivités marquant le bicentenaire de l’entrée du Valais dans la Confédération, en 2015. Parmi les lauréat, le projet «Valais*Wallis digital» tentera de récolter un maximum de documents d’archives, en faisant appel au crowdsourcing. «Nous voulons rendre tous les Valaisans conscients de l’importance de leurs documents multimédias», explique François Foglia, chef de projet. La population est appelée à chercher, dans ses tiroirs, des films super-8, de vieilles photos, des enregistrements. Et même à interviewer les plus anciens, pour les faire raconter leurs souvenirs. «Les archivistes font un travail important de numérisation. Mais ils s’occupent plutôt de documents officiels.»

Reconnaissance automatique de bâtiments

Tout un chacun pourra, tout au long de l’année 2015, se créer un profil sur la plateforme, le valider par SMS, puis télécharger ses documents. Il peut ensuite les taguer selon plusieurs critères: date, lieu, importance… L’Idiap développera des algorithmes d’analyse d’image avec détection de contenu (par exemple une église), des solutions pour la validation automatique de l’information, le filtrage des documents, notamment de ceux qui violent la charte. «Nous réfléchissons également à un écosystème pour mettre en place des recommandations intelligentes, afin que les contenus intéressants remontent automatiquement», dévoile le professeur.

Le développement du logiciel n’en est qu’à ses balbutiements. Pour l’instant et jusqu’à la fin de la manifestation, les données seront stockées dans un data center de l’institut de recherche, à Martigny. Il pourrait ensuite migrer vers les archives cantonales, qui seraient chargées de pérenniser le projet. «Si chaque Valaisans télécharge trois à cinq photos, on pourrait se retrouver avec 1,5 millions de documents!»

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Source URL (Extrait le 01.08.2014 11:47):

http://www.ictjournal.ch/fr-CH/News/2013/08/30/Le-crowdsourcing-pour-raviver-la-memoire-du-Valais.aspx?pa=1