Des garde-fous pour les mineurs, un cap pour l’IA: les priorités numériques du G7
Lors du sommet d’Evian, le G7 a appelé à renforcer les garde-fous numériques pour les moins de 18 ans. Les dirigeants présents ont aussi échangé avec plusieurs acteurs majeurs de l’IA sur la régulation, les infrastructures et les risques liés aux modèles avancés.
Les chefs d’Etat et de gouvernement réunis lors du récent sommet du G7 à Evian, près de Genève et Lausanne, ont affirmé vouloir faire de la sécurité en ligne des moins de 18 ans une priorité. Dans un appel publié par le gouvernement français, le G7 demande aux fournisseurs de services numériques de concevoir des plateformes «sûres dès la conception», adaptées à l’âge des utilisateurs et respectueuses de leur vie privée.
Le texte insiste notamment sur les paramètres de protection par défaut, les outils de contrôle parental et les mécanismes de vérification de l’âge. Les dirigeants du G7 pointent les risques liés aux contenus illégaux ou inappropriés, aux fonctionnalités destinées à maximiser l’engagement, ainsi qu’aux systèmes de recommandation susceptibles d’exposer les mineurs à des contenus problématiques. Le Brésil, l’Egypte, l’Inde, le Kenya et la Corée du Sud soutiennent également cet appel.
L’intelligence artificielle conversationnelle fait l’objet d’un volet spécifique. Les dirigeants reconnaissent son potentiel pour l’éducation et l’innovation, tout en demandant aux fournisseurs de mettre en place rapidement des paramètres de sécurité par défaut pour les enfants et les jeunes. Ils appellent aussi à renforcer la transparence sur la provenance des contenus, afin d’aider les mineurs à distinguer les contenus authentiques des contenus synthétiques.
Les patrons de l’IA invités à la table du G7
Toujours dans le cadre du sommet, des dirigeants d’Anthropic, d’OpenAI et de Google ont participé à un déjeuner de travail consacré à la régulation et aux infrastructures d’IA. Reuters rapporte que Sam Altman, CEO d’OpenAI, y a appelé les gouvernements démocratiques à ne pas déléguer la gouvernance de l’IA aux laboratoires privés. Avant d’ajouter, selon l'agence de presse: «Nous développons la technologie, et les citoyens du monde libre fixent les règles.»
Les dirigeants du G7 veulent par ailleurs charger des responsables financiers, des régulateurs et des experts en cybersécurité d’évaluer les effets possibles des modèles d’IA avancés sur la stabilité financière, la productivité et les marchés du travail, dans un contexte de discussions sur l’accès à Mythos et aux autres systèmes d’IA de pointe américains.
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