La Suisse en tête dans le domaine de la communication numérique
Par rapport à ses voisins européens, la Suisse a su s'adapter le plus vite aux procédés de communication numérique, explique Canon dans une étude. Avec un taux de 83%, elle partage la première place avec la Finlande et devance la Grande-Bretagne. Elle fait par contre moins bien avec la vidéoconférence.
Dans une vaste étude paneuropéenne sur le lieu de travail intitulée «Technology's Role in Evolving Business Relationships», Canon souligne une montée en puissance de la nouvelle vague de plateformes de communication en ligne au niveau des entreprises, venant remplacer les méthodes traditionnelles.
Selon le groupe japonais spécialisé dans les produits optiques, huit personnes interrogées sur 10 (78%) utilisent davantage les plateformes en ligne telles que la messagerie instantanée, les réseaux sociaux, l’e-mail, les outils collaboratifs en ligne et la vidéoconférence. A l’opposé, 22 % des personnes utilisent moins leur téléphone de bureau, 15 % conduisent moins d’entretiens individuels, 32 % espacent ou suppriment les déjeuners professionnels et 34 % réduisent ou éliminent le temps passé en conférences en dehors du bureau.
Avec la diminution des interactions avec les clients en personne, les e-mails sont devenus un support privilégié pour les échanges, contribuant ainsi fortement à l’augmentation des conversations avec les clients, précise Canon. Néanmoins, il y a lieu de penser que les entreprises sont en passe d’atteindre un niveau de saturation, car 35 % des personnes interrogées indiquent que l’usage qu’elles font du courrier électronique n’a pas augmenté depuis cinq ans. De fait, pour certaines d’entre elles, il a même diminué.
Grosses différences
Les résultats de l’étude révèlent l’existence de différences marquées entre les entreprises dans la façon dont elles adhèrent à ces plateformes. Exactement la moitié des personnes interrogées (50%) se servent ainsi aujourd’hui des médias sociaux comme canaux de communication professionnels et 25% utilisent la messagerie instantanée plus souvent qu’il y a 5 ans.
La fréquence d’utilisation des outils collaboratifs professionnels de type Microsoft SharePoint et Huddle a pour sa part augmenté de 24% et 57 % des entreprises s’en sont déjà servis à un moment ou à un autre. Une moindre proportion de sondés font état d’une utilisation plus fréquente de la vidéoconférence (21%), près de la moitié (47%) n’ayant jamais utilisé cet outil. Le recours aux séminaires web (13%) a encore moins progressé.
La France et les Pays-Bas à la traîne
La France et les Pays-Bas comptent parmi les pays qui sont les plus lents à adopter les modes de communication numériques: ils sont seulement 72 % et 71 % respectivement à utiliser les systèmes de communication en ligne plus fréquemment qu’il y a cinq ans. La Suisse (83%), le Royaume-Uni (82%) et la Finlande (83%) sont par contre les pays les plus en avance dans l’usage global qu’ils font de la communication numérique, selon l’étude.
Le système vocal VoIP et les séminaires web sont les plus prisés en Allemagne, avec respectivement 59% et 54% d’utilisateurs de ces technologies. Parallèlement, le Royaume-Uni affiche la plus grande proportion de professionnels susceptibles d’avoir essayé la vidéoconférence (59% des personnes interrogées), suivi par la France (56%) qui l’utilise plus ou autant qu’il y a cinq ans. L’Autriche (18%) et la Suisse (29%) se distinguent par le taux d’utilisation le plus bas.
Communication «décevante»
Quoiqu’il en soit, les organisations doivent trouver de nouvelles solutions pour gérer leur stratégie de communication afin de ne pas prendre le risque de détériorer les relations qu’elles entretiennent avec leurs clients, leurs partenaires et même leurs collègues. «De ce point de vue, l’explosion des technologies de l’information que nous avons connue ces vingt dernières années a été quelque peu décevante», explique Graeme Codrington, écrivain, conférencier et expert sur le thème du nouvel univers du travail. «Nous échangeons plus d’informations que jamais, et pourtant il semble que nos rapports humains soient aujourd’hui moins signifiants, moins satisfaisants et moins substantiels».
Pour Graeme Codrington, on aurait toutefois tort de blâmer la technologie car le problème réside dans notre incapacité à nous adapter rapidement à de nouvelles méthodes, de nouvelles possibilités et de nouveaux styles de communication. De même, 39 % des décisionnaires déclarent qu’avoir à traiter des quantités croissantes de données ralentit leurs processus internes.
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