Solo et Alto

La lausannoise Giotto lance deux modèles d’IA axés sur la souveraineté

Giotto dévoile Solo et Alto, deux modèles de raisonnement conçus pour fonctionner sur des infrastructures européennes ou directement chez les utilisateurs. Le laboratoire lausannois poursuit ainsi sa stratégie d’IA «portable» et étend parallèlement son offre cloud et grand public.

(Source: Javu/AdobeStock)
(Source: Javu/AdobeStock)

La start-up lausannoise Giotto annonce le lancement de Solo et Alto, deux nouveaux modèles de raisonnement développés en Suisse. Cette nouvelle gamme s’inscrit dans la continuité de son approche d’«IA portable» présentée en mai, puis de l’ouverture en juillet d’une version cloud gratuite de son IA.

Giotto Solo est conçu pour fonctionner sur un seul processeur graphique (GPU), tandis que Giotto Alto, destiné aux tâches de raisonnement plus exigeantes et aux usages professionnels, fonctionne sur huit GPU Nvidia B300. Giotto affirme avoir développé ses modèles en privilégiant leur efficacité afin de réduire les besoins en calcul, en énergie et en infrastructure. Dans un entretien accordé à Bilan, Aldo Podestà, CEO et cofondateur de Giotto, explique que le laboratoire mise notamment sur le «test-time compute», une approche consistant à allouer davantage de ressources de calcul au moment de l’inférence plutôt qu’à entraîner des modèles toujours plus grands.

Déploiement multi-environnements

Cette recherche d’efficacité s’accompagne de plusieurs possibilités de déploiement. Solo et Alto peuvent être utilisés via un cloud partagé hébergé et exploité en Europe, une infrastructure cloud dédiée et isolée dans des centres de données partenaires situés en Suisse ou ailleurs en Europe, ou directement sur site sur du matériel compatible. Les configurations peuvent aller d’une station de travail équipée d’un seul GPU pour Solo à des racks de serveurs multi-GPU pour Alto.

Giotto inscrit cette liberté de déploiement dans sa stratégie de souveraineté. Le laboratoire affirme que ses services cloud sont alignés sur les exigences du RGPD et ne dépendent pas d’infrastructures cloud américaines. «L’Europe doit proposer davantage qu’un autre drapeau sur la même dépendance. La souveraineté doit appartenir aux personnes et aux organisations qui utilisent l’IA, et pas seulement aux entreprises qui la développent», déclare Aldo Podestà dans le communiqué.

Le lancement s’accompagne également d’un service de conversation gratuit et anonyme, accessible sans création de compte, ainsi que d’applications pour iOS et Android. Giotto Alto est mis gratuitement à disposition via le cloud partagé. Une API est également proposée aux développeurs.

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