Repositionnement

Bug Bounty Switzerland devient SignalFisher et abandonne le bug bounty autonome

par Alexia Muanza et Coen Kaat et NetzKI Bot et traduction/adaptation ICTjournal

Bug Bounty Switzerland devient SignalFisher et fait évoluer son modèle. Face à l’essor de l’IA, l’entreprise ne propose désormais plus de programmes de bug bounty autonomes, mais intègre cette pratique à des programmes continus de tests de sécurité combinant chercheurs externes, expertise interne et intelligence artificielle.

Sandro Nafzger, CEO de SignalFisher. (Source: SignalFisher)
Sandro Nafzger, CEO de SignalFisher. (Source: SignalFisher)

Bug Bounty Switzerland appartient désormais au passé. Rebaptisée SignalFisher, l’entreprise suisse de cybersécurité présente ce changement de nom comme le reflet d’un repositionnement plus large. Interrogée par la rédaction, elle précise ne plus proposer de programmes de bug bounty autonomes. Cette pratique reste toutefois intégrée à une offre de tests de sécurité continus et de long terme combinant plusieurs méthodes.

SignalFisher relie en partie cette évolution aux difficultés rencontrées par les programmes traditionnels de bug bounty face à l’essor de l’IA. Selon l’entreprise, les organisations sont aujourd’hui confrontées à un flot de résultats générés de manière incontrôlée par l’IA, un phénomène qui avait notamment conduit HackerOne à suspendre en avril son programme Internet Bug Bounty. Plusieurs acteurs suisses constataient eux aussi une hausse des signalements générés ou assistés par IA et du «bruit» lors du triage.

L’entreprise souligne toutefois que ce virage était engagé avant le changement de nom, notamment autour du Cyber Resilience Shield. Au printemps, Bug Bounty Switzerland avait par ailleurs levé 12 millions de francs pour soutenir l’expansion internationale du Cyber Resilience Shield.

Chercheurs, spécialistes et IA au cœur des tests continus

Dans ses réponses à la rédaction, SignalFisher affirme s’appuyer sur un réseau de plusieurs milliers de chercheurs externes. L’IA orchestre et complète leur travail, tandis que les spécialistes internes définissent la stratégie de test en fonction du contexte métier et réglementaire du client et en supervisent l’exécution. «Les chercheurs, les spécialistes et l’IA constituent les trois piliers de nos programmes continus de tests de sécurité», résume l’entreprise.

SignalFisher distingue cette approche des tests d’intrusion ponctuels, qui ne fournissent selon elle qu’un instantané de la surface d’attaque. Ses programmes sont conçus pour fonctionner et apprendre en continu, en s’adaptant aux évolutions de cette surface, aux nouvelles menaces externes et aux enseignements tirés des tests précédents.

SignalFisher met également en avant l’accélération de la découverte et de l’exploitation des vulnérabilités. Dans son communiqué, Sandro Nafzger, CEO de SignalFisher, affirme que le délai entre la découverte d’une vulnérabilité et sa première exploitation peut désormais se réduire à quelques heures.

Le changement de nom n’a pas d’incidence sur l’entité juridique, le numéro d’identification de l’entreprise ni les relations contractuelles existantes, précise SignalFisher.

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