La start-up fribourgeoise Neur.on passe sous pavillon français
Spécialisée dans la traduction juridique automatisée, Neur.on passe sous le contrôle du groupe parisien Legal 230. L’acquéreur veut conserver les activités à Fribourg et l’hébergement des données en Suisse.
Legal 230 renforce son offre de traduction juridique avec le rachat de la start-up fribourgeoise Neur.on AI Solutions. Selon La Liberté, le groupe parisien entend intégrer à ses services la technologie de traduction automatisée développée par l’entreprise suisse. Le montant de l’opération n’a pas été communiqué.
Fondée en 2022 à Fribourg, Neur.on développe une plateforme de traduction assistée par intelligence artificielle pour les domaines juridique, fiscal et financier. Selon son site, la solution s’appuie notamment sur des techniques de traitement automatique du langage (NLP) et sur des modèles de langage adaptés aux besoins de ces secteurs. Sa technologie compte plusieurs milliers d’utilisateurs en Suisse, notamment dans des études d’avocats, des autorités cantonales et fédérales, des banques et le secteur immobilier.
Créé en 2020, Legal 230 compte plus de 3’500 clients en France, en Belgique, au Luxembourg et au Royaume-Uni et collabore avec plus de 1’500 traducteurs spécialisés indépendants. Le groupe dispose également de son propre outil d’IA dédié à la traduction juridique, baptisé Alan, dont les productions sont relues par des traducteurs spécialisés, indique son site. Cette acquisition lui permet d’ajouter à son offre la technologie développée par Neur.on. «Neur.on dispose d’un produit que nous n’aurions pas pu développer nous-mêmes», explique Fabien Bernier, directeur général et cofondateur de Legal 230, à La Liberté.
Les données restent hébergées en Suisse
Legal 230 prévoit de maintenir les activités de Neur.on à Fribourg et de renforcer ses équipes commerciales. Les données traitées par sa plateforme resteront également hébergées en Suisse sur les infrastructures d’Infomaniak. «Il n’est pas question de changer cela», assure Fabien Bernier. La Liberté souligne que cet hébergement permet notamment à l’entreprise de rester indépendante de fournisseurs américains soumis au Cloud Act.
Le développement technologique se poursuivra avec un partenaire externe européen, notamment pour l’entraînement de l’intelligence artificielle. Paula Reichenberg, fondatrice de Neur.on, explique ce choix par le coût de tels développements pour une petite structure.
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