Plateforme Rook

Cheops lance un Vulnerability Operations Center pour prioriser les vulnérabilités

Cheops Technology lance un Vulnerability Operations Center. Ce nouveau service consolide les données issues de différents outils de sécurité afin d’aider les entreprises à identifier les vulnérabilités à traiter en priorité et à piloter leur remédiation.

(Source: Prostosvet/AdobeStock)
(Source: Prostosvet/AdobeStock)

Cheops Technology annonce le lancement de son Vulnerability Operations Center (VOC), un service destiné à aider les entreprises à prioriser le traitement de leurs vulnérabilités. Plutôt que d’ajouter un outil de détection supplémentaire, le dispositif consolide les informations issues des solutions de sécurité déjà en place afin d’orienter les actions de remédiation.

Le service repose sur les principes du Continuous Threat Exposure Management (CTEM), une approche popularisée par Gartner qui vise à gérer l’exposition aux risques de manière continue. Selon la documentation de Cheops, son périmètre dépasse les seules CVE et englobe notamment les mauvaises configurations, les identités, les secrets exposés et le shadow IT. Interrogé par la rédaction, Jérémy Voisin, directeur de Cheops CyberDéfense, explique que le VOC répond à la multiplication des informations issues notamment des scanners de vulnérabilités, des EDR, des solutions d’Exposure Management et des renseignements sur les menaces. «Aujourd’hui, le défi n’est plus de trouver les vulnérabilités, mais de piloter intelligemment leur traitement», déclare-t-il dans l’annonce.

Rook, le moteur de priorisation du VOC

Pour opérer ce service, Cheops a développé en interne la plateforme Rook. Dans ses réponses à la rédaction, Jérémy Voisin, qui dirige Cheops CyberDéfense depuis Genève, détaille son fonctionnement et précise qu’elle combine deux mécanismes de priorisation. Le Stakeholder-Specific Vulnerability Categorization (SSVC) tient notamment compte de l’exposition des actifs, du fait qu’une vulnérabilité soit déjà exploitée dans des attaques, de l’existence d’un exploit et de sa sévérité. Un second indicateur, le Threat Risk Score (TRS), attribue un score de 0 à 1’000 en combinant la sévérité, l’exploitabilité réelle, le contexte et la criticité de l’actif. Le SSVC détermine la décision et le délai de traitement, tandis que le TRS permet d’ordonner les vulnérabilités au sein de chaque catégorie. La priorisation peut également être adaptée au contexte de chaque client, notamment en fonction de la criticité et de l’exposition de ses actifs, de ses processus métiers et des scénarios de menace identifiés.

Il ajoute que la collecte, la déduplication, l’enrichissement et le scoring sont automatisés dans la plateforme. Les analystes interviennent ensuite pour qualifier les alertes, écarter les faux positifs, confronter les résultats au contexte métier et valider les décisions sensibles avant escalade. Les nouvelles données sont traitées dès leur arrivée, tandis que les vulnérabilités déjà identifiées sont réévaluées quotidiennement. Leur priorité peut ainsi évoluer sans nouveau scan en fonction de l’évolution de la menace ou du contexte de l’actif.

La plateforme peut s’intégrer à plusieurs solutions déjà présentes chez les clients, notamment CrowdStrike, Microsoft Defender, Tenable et NinjaOne. Rook exploite également des sources d’enrichissement comme la NVD et FIRST EPSS et peut transmettre les actions vers des outils ITSM ou SOAR.

Toujours selon les précisions fournies à la rédaction, Rook est déjà en production et supervise actuellement plus de 10’000 actifs. Pour les clients suisses, les données traitées par la plateforme sont hébergées sur les propres infrastructures de Cheops en Suisse, sans recours à un cloud tiers ni transfert hors du pays. 

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