Contrôle automatisé

Au CERN, des souris robotiques dopées à l’IA pour inspecter le LHC

Le CERN et l’UK Atomic Energy Authority ont développé un robot miniature destiné à inspecter les conduites internes du Grand collisionneur de hadrons (LHC). Capable de parcourir plusieurs kilomètres, il exploite l’intelligence artificielle pour identifier d’éventuelles anomalies dans la vaste infrastructure.

Le petit robot autonome «PipeINEER» tenu dans la main d’un opérateur. (Source: United Kingdom Atomic Energy Authority)
Le petit robot autonome «PipeINEER» tenu dans la main d’un opérateur. (Source: United Kingdom Atomic Energy Authority)

De petites «souris robotiques» vont bientôt se faufiler dans les conduites du Grand collisionneur de hadrons (LHC). Le CERN et l’UK Atomic Energy Authority (UKAEA) ont développé «PipeINEER», un robot autonome conçu pour inspecter l’infrastructure du célèbre accélérateur de particules exploité par l’organisation européenne de recherche, située dans la région de Genève.

Large d’environ 3,7 centimètres et long d’une vingtaine de centimètres, le robot est conçu pour évoluer dans les «beamlines», des conduites étroites où circulent les particules accélérées, précise le communiqué de l’UKAEA. Ces structures fonctionnent dans des conditions de vide poussé, un environnement où la présence de molécules de gaz est extrêmement faible, et sont entourées d'aimants supraconducteurs maintenus à environ -271 °C, des conditions qui rendent les inspections humaines particulièrement complexes. 

«En combinant notre expérience en matière de manipulation à distance avec l'excellence scientifique du CERN, nous contribuons à garantir le fonctionnement sûr et efficace du Grand collisionneur de hadrons pour les années à venir», souligne  Nick Sykes, directeur du centre de robotique RACE (Remote Applications in Challenging Environments) de l'UKAEA.

Détection assistée par IA

Le robot est capable de parcourir de manière autonome plusieurs kilomètres à l’intérieur des conduites grâce à une alimentation sur batterie. Au cours de ses missions, il capture des images des modules internes du LHC et utilise un système d’intelligence artificielle entraîné sur des images réelles de l’infrastructure afin d’identifier d’éventuelles anomalies. En localisant précisément les anomalies, les ingénieurs pourraient intervenir de manière ciblée sans devoir démonter de longues sections de conduite.

Les premiers prototypes doivent encore être testés sur environ 60 kilomètres d’opérations cumulées en 2026. La production des unités finales est prévue fin 2026, avec une mise en service envisagée au CERN en 2027.

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