FireDrone

L’Empa développe un drone d’intervention résistant à la chaleur

Des chercheurs de l’Empa dévoilent une nouvelle génération du FireDrone. Ce drone résistant à la chaleur vise les interventions d’urgence et les inspections industrielles dans des environnements à haut risque.

Le FireDrone capable de résister à des températures extrêmes. (Source: Empa)
Le FireDrone capable de résister à des températures extrêmes. (Source: Empa)

Le Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche (Empa) annonce une nouvelle génération du FireDrone, un drone conçu pour intervenir dans des environnements à haut risque, notamment lors d’opérations de secours et d’inspections industrielles. Initialement développé au sein de l’institut, le projet est désormais porté par une spin-off commune de l’Empa et de l’EPFL.

Pensé pour opérer là où l’accès humain est dangereux, le FireDrone vise en priorité les missions de reconnaissance lors d’incendies dans de grands bâtiments, des tunnels ou des installations industrielles complexes. Les fumées et substances toxiques sont responsables de plus des deux tiers des décès lors d’interventions, ce qui renforce l’intérêt d’une reconnaissance à distance avant l’engagement des équipes, souligne l’institut de recherche.

Un drone conçu pour les environnements complexes

Pour répondre à ces contraintes, le FireDrone a été conçu pour évoluer dans des structures vastes et fermées, telles que les halls industriels, les parkings couverts ou les tunnels. Contrairement aux drones conventionnels, il peut opérer en intérieur sans dépendre du GPS, grâce à des systèmes de localisation et d’assistance au pilotage adaptés aux espaces clos.

Équipé d’une caméra infrarouge, il transmet des images thermiques en temps réel vers la télécommande. Plusieurs équipes peuvent ainsi suivre simultanément la situation, localiser des foyers d’incendie ou identifier des personnes, tout en restant à distance de sécurité. Des capteurs complémentaires peuvent être intégrés, notamment pour la mesure de température ou la détection de gaz.

Une conception adaptée aux fortes températures

Au-delà des interventions d’urgence, le FireDrone cible également des usages d’inspection industrielle en conditions thermiques extrêmes. Selon le communiqué, il pourrait permettre certaines inspections alors même que les installations sont en fonctionnement, malgré des températures incompatibles avec les drones conventionnels.

Cette capacité repose sur un système d’isolation breveté en aérogel ultraléger, qui autorise des vols jusqu’à 200 degrés, contre environ 40 degrés pour des drones classiques. Par rapport aux versions précédentes, l’isolation a été simplifiée grâce à l’utilisation d’un aérogel de polyimide pur, moulé en trois dimensions pour envelopper directement les composants sensibles. Un système interne de gestion thermique surveille et refroidit en permanence les composants électroniques.

Le FireDrone a déjà été testé sur le terrain, notamment sur le site d’entraînement du centre de formation d’Adelfingen et dans la cimenterie Holcim de Siggenthal. Ces essais visent à faciliter le passage du laboratoire à la pratique, avec pour objectif de permettre une utilisation sur le terrain après une formation minimale, selon les chercheurs.

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