Faiblesses du leadership dans les projets

Cinq types de chefs de projet qui font échouer les projets IT

par Dylan Windhaber et NetzKI Bot et traduction/adaptation ICTjournal

Le prestataire informatique Avision a identifié cinq profils types de chefs de projet susceptibles de mettre en péril les projets informatiques. Selon lui, ce ne sont souvent pas des problèmes techniques ou budgétaires, mais plutôt des schémas de gestion spécifiques qui peuvent conduire à l’échec.

(Source: Thirdman/ Pixels)
(Source: Thirdman/ Pixels)

De nombreux projets informatiques échouent non pas en raison de la technologie ou du budget, mais en raison de la gestion de projet. Comme l’explique le prestataire informatique Avision, certains comportements des chefs de projet peuvent freiner l’avancement et saper la motivation de l’équipe. Sur cette base, l’entreprise a défini cinq archétypes de chefs de projet dont les attitudes peuvent avoir un impact négatif sur la réussite d’un projet.

Le modérateur

Ce premier profil, «le modérateur», se concentre davantage sur l’organisation de réunions que sur leurs résultats. Il n’ose prendre aucune décision sans consulter plusieurs collègues et laisse chacun s’exprimer longuement. Selon Avision, tout est discuté, mais rien n’est décidé. Les projets sous une telle direction prennent du retard et dépassent le budget.

Le bon orateur

Le second type est «le bon orateur». Il a tendance à monopoliser la parole et à transformer les contributions de l’équipe en longs monologues. Les collaborateurs hésitent alors à soulever des problèmes, de peur de provoquer de nouvelles digressions. Les sujets sont certes discutés en détail, mais rarement menés à une conclusion claire.

L’invisible

«L’invisible» est officiellement chef de projet, mais pratiquement absent. Il manque aux réunions et reste souvent injoignable même à distance. L’équipe s’auto-organise, tandis que la communication avec le client s’effondre. Cela conduit, selon Avision, à des escalades internes et externes.

L’incompétent

Vient ensuite «l’incompétent». Celui-ci se focalise surtout sur des indicateurs superficiels, comme le nombre de tickets, sans s’intéresser réellement au contenu. Il enregistre les questions mais n’y répond pas. Les risques ne sont reconnus qu’une fois les dégâts survenus. Toujours selon le prestataire informatique, ce profil montre peu d’intérêt pour le travail réel de l’équipe et ses difficultés.

Le dictateur

Enfin, «le dictateur» adopte un style autoritaire et utilise la pression comme principal instrument de management. La critique est perçue comme un manque de loyauté et la contradiction comme une faiblesse. Les tâches sont certes exécutées, mais pas forcément avec soin. Ce mode de direction entraîne un fort turnover et une démotivation généralisée.

«Au final, ce ne sont pas seulement de nouvelles méthodes ou des outils performants qui déterminent le succès d’un projet IT, mais les personnes», souligne Nadine Riederer, CEO d’Avision. «Un bon chef de projet soude l’équipe, donne une direction claire et prend des décisions lorsque les autres hésitent».
 

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