Création de Komgo

Des acteurs majeurs du négoce fondent une start-up blockchain à Genève

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Fondée à Genève, la start-up Komgo va développer une blockchain pour le financement du négoce des matières premières. Une quinzaine d’entreprises et de banques font partie des investisseurs, dont l’organisme certificateur SGS et les négociants Gunvor et Mercuria.

(Source: Erik Odiin/unsplash.com)
(Source: Erik Odiin/unsplash.com)

Fondée à Genève, la société Komgo va fournir une plateforme blockchain pour le financement du négoce des matières premières. Parmi la quinzaine d’entreprises et banques impliquées dans cette joint-venture d’envergure, mentionnons le spécialiste de l'inspection et de la certification SGS, ainsi que les négociants Gunvor et Mercuria, tous trois basés à Genève. ABN Amro, BNP Paribas, Citi, Crédit Agricole Group, ING, Koch Supply & Trading, Rabobank, Shell et Société Générale ont également investi dans Komgo, qui va opérer en tant que société indépendante. Son CEO Souleïma Baddi explique que le lancement de cette joint-venture «souligne une vision commune de l'innovation industrielle et souligne l'engagement permanent de ses membres à construire un réseau véritablement ouvert et plus efficace dans le commerce des matières premières.»

Komgo fait suite à deux proofs of concept à succès de plateformes blockchain testées dans pour le négoce de l'énergie et des matières premières douces. Le premier a été réalisé par Société Générale, ING et Mercuria. Le second projet, qui a consisté à numériser et automatiser la vente et le transport d’un chargement de soja, a été mené par Louis Dreyfus Company, ING, Société Générale et ABN Amro. Les équipes en charge du développement de ces deux proofs of concept sont aujourd’hui réunies au sein de Komgo et vont s’atteler à développer une plateforme décentralisée basée sur le protocole Ethereum, en partenariat avec la start-up ConsenSys.

Selon ses initiateurs, la solution permettra de simplifier et d’accélérer radicalement les processus de vérification et l'accessibilité du financement du négoce dans l'ensemble du secteur. La plateforme devrait limiter les risques opérationnels de fraude, de contrefaçon ou d'erreur humaine. A la tête de l’IT de SGS, Christoph Heidler faisait récemment part à la rédaction de l’intérêt que portait le groupe à la technologie blockchain. Le responsable du projet SGS Transparency-One a de son côté détaillé à ICTjournal en quoi un organisme certificateur comme SGS avait un rôle important à jouer dans toute supply chain censée être sécurisée par la blockchain.

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