18,6 petaflops

Eni booste sa transformation avec le plus puissant des supercalculateurs industriels

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Eni a mis en place un supercalculateur d’une puissance pouvant atteindre des pics de 18,6 petaflops. Le fournisseur italien de carburants et gaz naturel va notamment s’en servir pour affiner ses analyses d’images géophysiques.

Le superordinateur HPC4 se trouve au sein du Green Data Center d’Eni, à 60km de Milan. (Source : Eni)
Le superordinateur HPC4 se trouve au sein du Green Data Center d’Eni, à 60km de Milan. (Source : Eni)

Eni, le fournisseur italien d’énergie (hydrocarbure et gaz naturel), a déployé un nouveau superordinateur. Doté d’une puissance de calcul pouvant atteindre des pics de 18,6 petaflops, le système HPC4 se profile comme l’un des ordinateurs les plus puissants du monde, si l’on se fie au dernier classement semestriel du top 500 global des supercalculateurs. Eni souligne que son HPC4 se distinguera en tant que seul superordinateur en milieu industriel du top 10 lors du prochain classement. Soit quelques rangs derrière le Piz Daint du Swiss National Supercomputing Centre, le troisième ordinateur le plus puissant de la planète.

Avec le calculateur surpuissant déjà existant, les capacités de calcul dont Eni dispose dans son Green Data Center proche de Milan pourront attendre des pics de 22,4 petaflops. Le HPC4 est constitué de 1’600 nœuds HPE ProLiant DL380, avec deux processeurs Intel Skylake de 24 cœurs et de deux accélérateurs NVIDIA Tesla P100.

Transformer toute la chaîne de valeur

Les HPC3 et HPC4 du Green Data Center d’Eni vont être mis à profit pour soutenir le processus de transformation numérique de l'entreprise. Aligné sur la politique de développement durable du groupe, l’exploitation de l’infrastructure vise à «révolutionner la gestion des activités pétrolières et gazières», explique le CEO d’Eni, Claudio Descalzi. Et ce, tout au long de la chaîne de valeur, de la phase d'exploration et de développement des réservoirs de pétrole et gaz à la gestion du big data généré en phase opérationnelle (distribution, raffinage et pétrochimie).

Concrètement, Eni a besoin de capacités de calcul surpuissantes pour faire tourner ses algorithmes d’imageries géophysiques des plus précis, souligne le groupe. Qui ajoute qu’au vu de la quantité de données, la taille visée des images et la complexité des modèles mathématiques utilisés pour transformer les données en images, des «ordinateurs normaux» ne suffisent pas.

Réduire les risques en phase d'exploration

En complément de la gestion et de l’analyse en imagerie sismique 3D, le HPC4 sera dévolu à la modélisation avancée du système pétrolier, ainsi qu’à faire tourner des algorithmes de simulation de réservoir et d’optimisation des installations de production. Le superordinateur va également soutenir les calculs prédictifs et cognitifs pour toutes les activités commerciales du groupe. Le CEO Claudio Descalzi se réjouit de pouvoir compter sur ces capacités: «Ces technologies vont nous permettre d'accélérer et de rendre l'ensemble du processus en amont plus efficace et précis, ainsi que réduire les risques en phase d'exploration.»

Eni n’est pas le seul fournisseur de gaz et d’hydrocarbure à miser sur un supercalculateur. Le groupe pétrolier britannique BP a lui aussi collaboré avec HPE et Intel pour améliorer récemment la performance de son Centre d’informatique à haute performance (CHPC). Ce dernier peut atteindre 9 petaflops.

 

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