Spyware russe?

Ruag et le Département de la défense victimes de cyberespionnage

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L’entreprise d’armement Ruag et le Département de la défense ont subi des cyber-attaques. De l’espionnage industriel a précisé Guy Parmelin, conseiller fédéral. Les dommages éventuels ne sont pas divulgués.

Ruag, entreprise d’armement appartenant à 100% à la Confédération, ainsi que le Département fédéral de la défense ont été la cible de cyber-attaques. Guy Parmelin, conseiller fédéral (UDC) depuis de le début de l’année, a confirmé ces attaques au Tages-Anzeiger et au Bund, précisant qu’elles étaient de l’ordre de l'espionnage industriel. L’attaque contre le Département de la défense a été perpétrée pendant le dernier forum économique de Davos. Le procureur général a ouvert une enquête le 25 janvier contre inconnu pour soupçon d’espionnage économique, a ensuite précisé au micro des télévisons nationales le porte-parole du ministère public de la Confédération.

Le Conseil fédéral a confirmé que Ruag avait informé, fin janvier, le Service de renseignement au sujet de la découverte de logiciels espions sur ses ordinateurs. Une commission parlementaire a critiqué le maintien du secret autour de ces attaques. Le Conseil fédéral s'est défendu dans un communiqué publié aujourd'hui 4 mai, expliquant ne pas avoir voulu lever publiquement le voile sur cette affaire dans le but d'assurer le succès des mesures prises pour éliminer le risque de vol de données. Pour des raisons de sécurité, aucun détail concernant lesdites mesures ne sera communiqué, a ajouté le Conseil fédéral, laissant supposer que les manœuvres d'espionnage ne sont peut-être pas terminées. Le communiqué officiel précise en outre que d’après les premiers éléments disponibles, l’attaque de cyberespionnage menée contre RUAG avait commencé en décembre 2014. Le Tages-Anzeiger juge dès lors qu’un volume important de données pourrait avoir fuité.

Le Conseil fédéral assure néanmoins que pour l’heure, «aucun dommage des systèmes informatiques du DDPS ou de l’administration fédérale n’a été constaté suite à cette affaire. Les travaux de la task force se poursuivent.»

Selon le Tages-Anzeiger et le Bund, la Russie pourrait être derrière ses manœuvres. Par ailleurs, le Tages-Anzeiger explique que le spyware impliqué dans l’attaque contre Ruag présente des similitudes frappantes avec ceux qui ont été précédemment utilisés par des hackers à l’encontre l'administration fédérale.

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