Les Romands sont-ils plus dépendants de leur smartphone que les Suisses alémaniques?
Selon une enquête de Comparis, 40% des Romands s'inquiètent lorsqu'ils n'ont plus de réseau mobile ou d'accès à Internet, contre 20% des Suisses alémaniques. À l'échelle nationale, plus de deux millions de personnes présentent des signes évidents de nomophobie.
Privés de réseau mobile ou de connexion Internet, les Romands se montrent nettement plus anxieux que les Suisses alémaniques. Selon la troisième enquête représentative de Comparis consacrée à la nomophobie, 40% d'entre eux déclarent ressentir de l'inquiétude dans cette situation, soit deux fois plus qu'en Suisse alémanique (20%).
Cette différence se retrouve dans d'autres situations. En Suisse romande, 42% des personnes interrogées se disent inquiètes à l'idée de rester au moins 24 heures sans smartphone, contre 29% en Suisse alémanique. Plus largement, plus d'un tiers des Romands présentent des signes évidents de nomophobie (contraction de l'anglais no mobile phone phobia), contre un peu plus d'un quart des Suisses alémaniques.

Pour Jean-Claude Frick, expert Numérique chez Comparis, cet écart reflète notamment des habitudes d'utilisation différentes. Il souligne que les Romands utilisent davantage les réseaux sociaux et les offres numériques pour s'informer et se divertir que les Suisses alémaniques, en référence aux études JAMES et Digimonitor.
Plus de deux millions de personnes concernées en Suisse
À l'échelle nationale, le phénomène concerne également une part importante de la population. 31% des personnes interrogées présentent des signes évidents de nomophobie, soit plus de deux millions de personnes après extrapolation à la population suisse âgée de 16 à 74 ans. À cela s'ajoutent 7% présentant des signes prononcés.
Les jeunes adultes apparaissent particulièrement concernés. Parmi les 16-35 ans, 40% présentent des signes évidents de nomophobie et 8% des signes prononcés. Cette proportion diminue avec l'âge: un peu moins d'un tiers des 36-55 ans présentent des signes évidents, contre 19% des personnes de plus de 56 ans.
La dépendance se manifeste notamment par la consultation répétée du smartphone pour ne manquer aucun appel ou message, un comportement rapporté par la moitié des répondants. Environ un tiers déclarent par ailleurs ressentir du stress lorsqu'ils n'emportent pas leur téléphone (35%) ou devenir nerveux lorsque le niveau de la batterie est faible (34%).

Méthodologie
L'enquête a été réalisée en septembre 2026 par l'institut Innofact pour le compte de Comparis auprès de 1’027 personnes âgées de 16 à 74 ans, issues de toutes les régions de Suisse.
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