Automatisation des usines

Investissements conséquents des entreprises suisses dans l’industrie 4.0

| mise à jour

Selon une étude d’EY, les entreprises industrielles suisses consacrent 5% de leur chiffre d’affaire à automatiser et connecter leurs usines. Des investissements qui vont augmenter cette année.

(Source: science photo / Fotolia.com)
(Source: science photo / Fotolia.com)

Les entreprises suisses investissent toujours en conséquence dans l’industrie 4.0. Selon une étude menée en 2017 par EY auprès de 660 entreprises de Suisse et d’Allemagne, 45 % des entreprises helvétiques ont déjà investi dans le domaine. En moyenne, 5% de leur chiffre d’affaires 2017 a été consacré à l’industrie 4.0. Des investissements réalisés essentiellement en recrutement de personnel qualifié et en nouvelles solutions logicielles. Cette évolution vers l’usine connectée et intelligente a des chances de perdurer, puisque plus des trois quarts des entreprises suisses interrogées par EY vont augmenter cette année leurs investissement dans le domaine. Pour un tiers d’entre-elles, cette augmentation sera supérieure à 5%.

Les motivations ne manquent pas

A moyen terme, la montée en puissance de l’industrie 4.0 devrait se poursuivre: la plupart des entreprises suisses confient que pour elles, l’importance stratégique de cette approche va s’accentuer au cours des cinq prochaines années. Les motivations ne manquent pas. A commencer par l’optimisation des processus de production, premier des bénéfices potentiels de l’usine connectée pour trois entreprises suisses sur quatre. Autre bénéfices: gagner en vitesse et en efficacité, améliorer le support client ou encore développer de nouveaux modèles d'affaires disruptifs. Les entreprises sont en revanche moins nombreuses à s’intéresser à l’industrie 4.0 pour développer des produits innovants et/ou réduire les coûts.

Une évolution freinée par des investissements élevés

Les velléités des entreprises suisses d’évoluer vers l’usine intelligente sont toutefois refroidies par certains obstacles. Principalement par des besoins d’investissement élevés. Les craintes sécuritaires et le manque de standardisation préoccupent aussi près de la moitié des firmes helvétiques interrogées. En matière de compétence, les firmes suisses peinent à trouver du personnel IT qualifié. Plus généralement, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée est perçue comme un frein de moindre importance en Suisse (47 %) qu’en Allemagne (57 %). «Ceci s’explique, entre autres, par l’attractivité de la Suisse comme lieu de travail», analyse Christian Schibler, Partner et responsable du secteur Industrie chez EY Suisse.

Webcode
DPF8_80893