Dina: chronique d’une entreprise en pleine croissance
Sous le nom de Dina se cache une histoire bien plus ancienne que la marque elle-même. Né du rapprochement entre CISEL et neo technologies, le groupe romand fait aujourd’hui converger infrastructures, cloud, sécurité, SAP et conseil applicatif, avec un ancrage fort dans les utilities.
Dans les bureaux morgiens de Dina, les trajectoires de CISEL et de neo technologies se croisent désormais au quotidien. Les équipes travaillent sous une même bannière, mais portent avec elles deux cultures distinctes: celle d’une société longtemps liée aux acteurs romands de l’énergie et celle d’un intégrateur SAP ancré dans le même écosystème. Officialisée en novembre 2024, la marque Dina est récente. L’aventure qu’elle prolonge, elle, dépasse le demi-siècle.
L’histoire commence en 1971, à Matran dans le canton de Fribourg. CISEL assure alors les services informatiques de ses actionnaires, tous actifs dans le secteur de l’électricité. Pendant plus de trente ans, l’entreprise fonctionne principalement pour ce cercle, avant de s’ouvrir au marché en 2003 comme société de services. Deux ans plus tard, une nouvelle dynamique commerciale s’engage avec l’arrivée de Nicolas Roch-Neirey, anciennement directeur général Suisse romande pour une grande société de service IT à Genève, auquel les actionnaires confient la direction commerciale de l’entreprise. Cette dernière ouvre un bureau à Morges, poursuit sa croissance et renforce son positionnement SAP avec l’acquisition de Mens en 2009.
Le véritable basculement intervient en 2018, lorsque trois directeurs associés rachètent l’intégralité du capital aux actionnaires dans le cadre d’un management buy-out. Après son cinquantenaire et l’ouverture d’un site à Martigny, CISEL entre dans une nouvelle phase. Dans un marché romand marqué par les rapprochements, le groupe ouvre son capital à un investisseur privé afin de soutenir ses ambitions de croissance.
Cette dynamique débouche sur l’acquisition de neo technologies, l’un des principaux intégrateurs SAP de Suisse romande. neo technologies apporte l’expertise applicative autour de SAP, tandis que CISEL apporte la couche technologique, du cloud à l’hébergement en passant par la sécurité.
C’est sur cette complémentarité que Dina prend forme. En novembre 2024, le groupe adopte une nouvelle identité. L’unification se poursuit l’année suivante avec la fusion juridique des deux entités en Dina IT Solutions SA et l’ouverture d’un bureau à Genève.
Une offre intégrée entre infrastructures et conseil
Avec Dina, l’enjeu est de faire dialoguer deux univers longtemps traités séparément: l’infrastructure d’un côté, le conseil applicatif de l’autre. L’offre s’organise autour d’une business unit ICT, dédiée notamment au cloud, à la sécurité, à l’hébergement et aux services managés, et d’une business unit Consulting, centrée sur SAP, le CRM et les solutions destinées aux utilities.
Ce modèle répond à des besoins IT de plus en plus transverses, notamment chez les PME de taille intermédiaire, les collectivités publiques et les acteurs énergétiques. En couvrant plusieurs domaines, Dina entend proposer un interlocuteur unique à ses clients. «Avec plus de 200 personnes, peu d’acteurs peuvent couvrir autant de domaines informatiques en suisse romande», estime Nicolas Roch-Neirey.
Cette agilité se prolonge en interne, avec un management peu hiérarchique et adapté aux différents métiers, des consultants SAP aux ingénieurs cloud. Créé il y a près de dix ans, un dispositif de formation interne, aujourd’hui nommé «Dina Academy», accueille en permanence une dizaine d’apprentis, stagiaires et doctorants, tout en accompagnant le développement des compétences.
Cette logique d’adaptation se retrouve aussi dans la manière dont Dina aborde l’innovation, présentée comme une priorité de développement. Rattaché à la direction générale, son pôle innovation expérimente plusieurs usages de l’IA et travaille sur des projets associant IA et SAP. Pour Nicolas Roch-Neirey, cette évolution transformera les métiers sans les fragiliser: «Les métiers de l’informatique vont changer, mais ils sont loin d’être mis en danger. Les évolutions technologiques sont accélératrices de business pour ceux qui investissent sur leurs collaborateurs.» Le groupe entend poursuivre son développement en Suisse, sans croître à n’importe quel prix.
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