Dossier

Green IT, du datacenter au développement

Les géants de la tech rivalisent d’ambition écologique. Et les idées ne manquent pas pour réduire l’empreinte carbone des datacenters. Données et principes de développement applicatif peuvent aussi participer à minimiser les émissions de CO2. 

Plus gros acheteurs d’énergie renouvelable au monde, géants de la tech et leaders du cloud réalisent également d’importants investissements pour disposer de leurs propres ressources d’énergie verte et faire en sorte que leurs datacenters ne puisent plus dans le moindre watt d’énergie fossile. Un objectif en réalité compliqué à atteindre, en raison de la variabilité de la disponibilité de l’électricité provenant des sources éoliennes et photovoltaïques.

Pour prédire cette variabilité et mieux pouvoir planifier la production, le stockage et la fourniture d’énergie, l’IA et le machine learning apportent leur lot de promesses. Encore faut-il disposer de suffisamment de données, fiables et complètes, provenant de tous les acteurs d’un système énergétique. Pour répondre à ce challenge à l’échelle de la Suisse, l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) pilote un projet de datahub. Avec cette infrastructure nationale de données énergétiques, les producteurs gagneraient en efficacité et les consommateurs disposeraient d’une offre plus large de solutions innovantes. 

Certains des GAFAM mais aussi des hébergeurs plus modestes ne manquent en outre pas d’idées pour réduire l’empreinte carbone de leurs datacenters. Qu’il s’agisse de les immerger ou d’en récupérer la chaleur pour les besoins d’une ferme d’aquaculture. En plus de ces initiatives touchant le domaine matériel, l’empreinte carbone des services numériques peut aussi être réduite par la mise en œuvre de logiciels écologiques.