Reconnaissance faciale

La start-up valaisanne Keylemon rachetée par un fournisseur d'Apple

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Start-up de Martigny développant des solutions de reconnaissance faciale pour mobile, KeyLemon est rachetée par le groupe autrichien AMS, principal fabricant de capteurs 3D pour Apple.

Spin-off de l’institut Idiap de Martigny fondée en 2008, KeyLemon s’est spécialisée dans les technologies de reconnaissance faciale 3D pour mobile. (Source: ©lindaphoto.ch)
Spin-off de l’institut Idiap de Martigny fondée en 2008, KeyLemon s’est spécialisée dans les technologies de reconnaissance faciale 3D pour mobile. (Source: ©lindaphoto.ch)

La start-up valaisanne KeyLemon est rachetée par le groupe autrichien AMS, pour un montant non précisé. Spin-off de l’institut Idiap de Martigny fondée en 2008, KeyLemon s’est spécialisée dans les technologies de reconnaissance faciale 3D pour mobile. KeyLemon conservera son siège, sa direction et ses 14 collaborateurs à Martigny.

En 2013, le groupe Debiopharm a pris une participation dans la start-up à l’occasion d’une levée de fonds de 1,5 million de francs. Des parts que Debiopharm Investment a cédé au groupe AMS, coté à la Bourse suisse. Comptant 11’000 employés, ce fournisseur mondial du secteur des semi-conducteurs de haute performance est le principal fabricant de capteurs 3D pour Apple.

Private Equity Manager à Debiopharm Investment et membre du Conseil d’administration de KeyLemon, depuis 2014, Axel Favre fait observer que depuis le lancement de l’iPhone X, il y a eu un regain d’intérêt pour la reconnaissance faciale, ajoutant que «toute l’expertise de KeyLemon dans le domaine 2D lui a permis de développer une solution pour la reconnaissance faciale 3D de très haute qualité. Et c’est une avance technologique qui a intéressé le groupe AMS.»

Ce rachat s’inscrit dans une série d’acquisitions de jeunes pousses helvétiques actives dans le domaine de la vision par ordinateur. Dans le cadre d’un article qu’ICTjournal a consacré récemment au sujet, le CEO de KeyLemon Gilles Florey confiait que l’excellente réputation de la Suisse en vision artificielle avait notamment permis à la start-up valaisanne d’attirer l’attention d’acheteurs potentiels.

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