Législation

Ces 4 produits n’existeront jamais… et c’est bien dommage!

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Dans un exercice de «design fiction» l’ONG de défense des libertés EFF s’est amusée à imaginer des produits et services que nous adorerions avoir, mais qui ne peuvent exister. La loi américaine sur le copyright les interdit.

L’Electronic Frontier Foundation (EFF) s’est livré à un petit jeu de «design fiction». Pour fustiger une loi américaine sur le copyright, l’ONG californienne de protection des libertés sur internet a imaginé neuf produits qui ne peuvent exister à cause de ce texte. Adopté en 1998, le Digital Millennium Copyright Act devait fournir un moyen de lutte contre les violations du droit d'auteur adapté à l'ère numérique. Mais dans les faits «Les dispositions "anti-contournement" de la Loi [...] n'ont pas été utilisées comme le Congrès l'avait envisagé», selon l’EFF.

Car pour défendre les auteurs, la loi interdit le contournement des technologies utilisées pour protéger leurs oeuvres. 20 ans après son adoption, cette loi vous contraint «à acheter des copies supplémentaires de films que vous voulez regarder sur votre téléphone, au lieu de simplement vous permettre de copier le DVD que vous possédez déjà» et «empêche votre imprimante d'utiliser autre chose que ses cartouches d'encre officielles», regrette l’ONG.

Pour la tourner en ridicule, l’Electronic Frontier Foundation présente notamment ces quatre produits qui ne verront jamais le jour à cause du DMCA:

La Physics Barbie

«Une Barbie libérée qui parlerait de physique… et non de physique»

Il s’agirait d’une Barbie connectée qui ne prononcerait pas les messages tout faits imposés par son concepteur mais des histoires de votre choix.

Le sous-titreur universel

«Dans la plupart des cas, les détenteurs de droits ne s'opposent pas au sous-titrage créé par l'utilisateur, ce qui est essentiel pour rendre les vidéos accessibles aux locuteurs non natifs de la langue originale des médias et aux personnes malentendantes», assure l’EFF. Mais proposer un outil de sous-titrage à grande échelle serait un crime selon les dispositifs de gestion numérique des droits.

La Kindle qui lit

En 2009, Amazon lui-même avait ajouté l’option de lecture à haute voix pour les textes proposés à travers sa Kindle. Mais, sous la pression des producteurs de livres audio, cette fonctionnalité a été rapidement désactivée selon l’ONG. Dès lors, toute lecture par synthèse vocale d’un texte sur Kindle serait une violation de la loi (alors que votre ordinateur ou votre smartphone peut le faire).

Le DJ de vos lectures

Une intelligence artificielle lit le livre que vous lisez avec un tout petit temps d’avance et va chercher dans iTunes, Spotify ou sur votre disque dur la musique la plus adaptée aux événements et à l’ambiance que vous découvrez au fil des pages.

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