Cyberattaques

MELANI tire le bilan des dégâts de Wannacry en Suisse

Le 25e rapport semestriel publié par MELANI porte principalement sur les attaques Wannacry et NotPetya. En Suisse, aucune infrastructure sensible n’a été touchée.

(Source: portal gda/CC BY-NC-SA 2.0 / flickr.com)
(Source: portal gda/CC BY-NC-SA 2.0 / flickr.com)

Quelques mois après les cyberattaques mondiales des rançongiciels Wannacry et NotPetya, MELANI (la Centrale suisse d'enregistrement et d'analyse pour la sûreté de l'information) dresse le bilan des dégâts en Suisse. Pour rappel, au mois de mai dernier, le logiciels malveillants WannaCry paralysait quelque 200’000 ordinateurs situés dans 150 pays. MELANI évoquait alors sur le vif quelque 200 cas en Suisse. Cinq mois après la cyberattaque, le rapport semestriel de MELANI confirme l'ampleur limitée de l'attaque en Suisse, avec 204 victimes potentielles dans le pays. Constat rassurant: «contrairement aux autres pays, aucun exploitant d’infrastructure d’importance vitale» n’a été touchée.

Lors de l’apparition du malware NotPetya, qui s’était principalement répandu en Russie et en Ukraine, seule la régie publicitaire suisse Admeira semblait avoir été touchée. Dans son rapport, MELANI confirme qu’il s’agit de la seule victime connue en Suisse.

Augmentation des cas d’usurpation

Le nouveau rapport de MELANI observe également une augmentation, au premier semestre 2017, des cas d’usurpation du nom d’autorités ou d’entreprises bien connues en Suisse, dans le but de distribuer des malwares. MELANI donne l’exemple de faux emails faisant miroiter un remboursement d’impôt ou invitant leurs destinataires à une audience de jugement. Parmi les noms d’entreprises les plus utilisés se trouvent DHL, La Poste et Swisscom.

Webcode
DPF8_66884