Pour une dérégulation

Le chef économiste du SECO défend Airbnb et Uber

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Pour Eric Scheidegger, chef économiste du SECO, l’économie à la demande remet en cause des réglementations conventionnelles en vigueur et incite à déréguler des secteurs établis.

Eric Scheidegger, chef de la Direction de la politique économique du SECO. (Source: SECO)
Eric Scheidegger, chef de la Direction de la politique économique du SECO. (Source: SECO)

Chef de la Direction de la politique économique du SECO (Secrétariat d’Etat à l’économie), Eric Scheidegger voit d’un bon œil le succès des start-up phares de ladite «économie du partage». A l’occasion d’un entretien accordé au quotidien alémanique Tages-Anzeiger, celui qui est également directeur suppléant du SECO qualifie de bénédictions la disruption opérés par Airbnb, Uber ou encore Booking sur des marchés établis.

Nouveau cadre juridique inutile

A propos des conducteurs de taxis ou hôteliers dénonçant une forme de concurrence déloyale, Eric Scheidegger rétorque que ces réactions sont typiques face à des technologies venant défier des secteurs établis. Le chef économiste du SECO prône une dérégulation pour tous les acteurs. Pour lui, il n’est pas utile de créer de nouvelles lois pour encadrer les activités de ces disrupteurs car leur modèle d’affaires ne se base pas sur une nouvelle forme d’offre matérielle, mais consiste en une nouvelle façon d’apporter des services. Il estime que les bases juridiques en Suisse permettent d’intégrer ces nouveaux modèles commerciaux.

Le chef économiste du SECO enfonce ensuite le clou, déclarant que les nouvelles technologies rendent des réglementations existantes obsolètes. «L'exemple d’Uber montre comment les nouvelles technologies remettent en cause la réglementation conventionnelle en vigueur», déclare Eric Scheidegger qui explique ensuite que le système d’Uber apporte une solution de rechange pour assurer la protection des consommateurs. A ses yeux, l'identification des chauffeurs et le système d'évaluation ne donnent aucune chance aux mauvais conducteurs. Quant à la question de l’absence de couverture sociale des chauffeurs Uber (non employés), Eric Scheidegger n'y voit pas de problématiques spécifiques à l’économie digitiale, jugeant que le flou relatif à différentes formes de relation de travail doivent aussi se discuter pour des modèles d'affaires traditionnels.

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