Connectivité

Google souhaite attribuer une URL à chaque objet connecté

| mise à jour
par helenel

Google dévoile le projet «Physical web», qui vise à doter tous les objets connectés d'une adresse URL. Il s'agit de mettre en place un standard unique pour interagir avec les objets connectés sans devoir nécessairement passer par des apps.

Google a dévoilé le «Physical web», un projet en phase d’expérimentation visant à mettre en place un standard open source pour la gestion des interactions avec les objets connectés. Google entend notamment faire face à l'explosion attendue du nombre de dispositifs connectés, non seulement au sein de nos foyers, mais aussi dans l’espace public. Sur la page web consacrée au projet, le développeur Scott Jenson explique que le Physical web part du principe qu'il ne faudrait pas avoir à passer par une application à chaque fois que l’on souhaite interagir avec tout type d’objets connectés, qu’il s’agisse d’un distributeur automatique, d’un jouet, d’une voiture de location, etc. Le développeur précise que le but du concept n’est pas tant de se substituer en toute situation aux apps natives, mais de permettre des interactions quand celles-ci ne sont pas opérationnelles ou pas nécessaires.

Pour ce faire, Google aimerait que l’internet des objets puisse se baser sur des connexions par liens URL. Scott Jenson décrit le Physical web comme un service de détection: «Un objet connecté diffusera des URL pertinentes que n'importe quel appareil à proximité pourra recevoir.» Une application mobile unique permettra alors de détecter tous les objets qui émettent une URL. Dès l’avènement de la Toile, les liens URL ont prouvé leur remarquable flexibilité et dans le cadre de l’internet des objets, le développeur de Google estime qu’ils pourront «permettre de nouvelles façons passionnantes d'interagir avec le Web.»

Quid des interactions machine-to-machine?

Google n’est pas la première firme à penser aux URL pour permettre au gens d’interagir avec les objets connectés, observe Gigaom, qui cite notamment l’exemple de la compagnie The Wireless Registry. Pour le site spécialisé, ce concept soulève de nombreuses questions. L’une de ses faiblesses principales étant qu'il se restreint aux interactions entre un objet et un utilisateur en chair et en os. Dans ce cas, quid des interactions machine-to-machine (M2M)? Gigaom salue néanmoins cette proposition de nouvelle solution architecturale pour l'internet des objets, dans la mesure où elle a le mérite de reconnaître les limites d’un foisonnement de réseaux propriétaires séparés et fondés sur différents protocoles.

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